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Bandes Originales De Films Toujours Disponibles !  
MOVING MUSIC - ARMAND AMAR Cette compilation regroupe plusieurs musiques d’Armand AMAR (LA TERRE VUE DU CIEL) de films peu connus et d’un ballet. LA FAUTE A FIDEL est un film sur l’enfance et la politique signée de Julie GAVRAS. Comme souvent chez Armand AMAR, et particulièrement dans ce disque, les thèmes apparaissent obsessionnels et d’une écriture très contemporaine; Les vibratos de guitare et de mandolines évoquant joliment le trouble de la jeune Anna. De même, l’apparence du thème se trouve régulièrement renforcée par le contrepoint, comme cette ligne de violoncelle sur le thème du père. Mais aussi ces percussions et ces violons presque folkloriques dans Mariage. Notons la présence dans la plupart des musiques de cet album, de l’arpegina, un violon à 5 cordes dont la particularité réside notamment dans la présence d’un mi grave. La musique du ballet de Carolyn CARLSON (SIGNES – Musique de René AUBRY), s’avère sans doute la plus étonnante et inattendue. Autour d’une chorégraphie conçue pour 7 femmes en hommage à une déesse sumérienne, Armand AMAR a imaginé une partition qui invite au voyage, à la méditation. Sa musique enveloppe les danseuses sous des accents du sud joués uniquement par des cordes (Quatuor). Comme toujours, on remarque une construction très actuelle composée d’une mélodie cyclique accompagnée de cordes, notamment dans la longue suite titre. Mais aussi des notes plus graves, acoustiques avec des cordes qui jouent les percussions (Les Oiseaux, Danse Des Femmes). La musique du film de Marco CARMEL COMME TON PERE surprend par sa noirceur, due autant à sa forme rythmée qu’à une orchestration pour cordes, piano (Les Enfants) et saxophone solo (L’Enterrement). A noter un thème amusant de musique de film dans le film façon western avec guitare électrique et accordéon (Et Le Film A Commencé). Suit la partition du film de Laurent HERBIET (Co-écrit par Costa GAVRAS) MON COLONEL ; Une œuvre bouleversante, passée inaperçue, autour des abus des pouvoirs militaires et ses victimes pendant la guerre d’Algérie. Pour ce film, Armand AMAR a composé une musique concertante pour piano et violon, qui évoque avec justesse le désarroi du jeune soldat. La tension réside également dans une cellule de cordes tournoyantes, à la manière de pulsations (Le Stade). Le programme se termine par le thème de CARTOUCHES GAULOISES, le dernier film de Mehdi CHAREF, également produit par Michèle RAY-GAVRAS. Il s’agit là encore d’un thème poignant, profond pour piano, violon et surtout l’oud qui apporte une couleur aussi fraîche qu’ensoleillée sur le dernier printemps en Algérie d’un garçonnet. Ce disque mérite amplement l’intérêt de par l’unité de musiques qui se rejoignent dans leur rareté, leur construction mais diffèrent par leurs orchestrations, pour des œuvres qui évoquent souvent les blessures de jeunesse. MOVING MUSIC – Musiques de films et de ballet composées par Armand AMAR - 60'35 – Naïve K1626 CARAMEL Pour la musique de son joli film qui raconte les destins de 5 femmes qui se rencontrent, se confient dans un institut de beauté, Nadine LABAKI s’est adressé à MOUZANAR (Khaled de son prénom) dont les compositions lui ont toujours évoqué des images. Celui-ci avait déjà composé les musiques de plusieurs films libanais, notamment AFTER SHAVE (Beyrouth après-rasage) de Hany TAMBA en 2005 et sort son premier album solo de chansons (Toujours chez Naïve) en octobre. Il nous invite dans son univers musical, principalement instrumental, qui utilise des instruments classiques comme le piano et d’autres plus orientaux comme le oud ; Un mélange propice à l’universalité de ces maux de cœurs au féminin ; La partition naviguant sans cesse entre les cultures à travers une écriture généralement classique. Le thème principal, Tango Et Caramel, se distingue par sa lenteur et, comme sur de nombreux morceaux, une entrée progressive des instruments suivie d’un développement. Et évidemment un rythme de tango adapté aux mouvements du salon de beauté ; Une musique mélancolique qui profite de la multiplicité des instruments pour diffuser ses parfums. On remarque une écriture mélodique et contrapuntique dès les premiers thèmes, qui débutent fréquemment par un mouvement pianissimo, joué parfois à la manière d’une sonate (L’Eveil De Rose) ; Un piano souvent rattrapé par le violon, dont les caresses de l’archet renvoient à la sensibilité féminine (Shampoing Révélateur). Les vibratos du quatuor mais aussi des guitares et de la mandoline, expriment la gravité, la douleur (Cicatrices). Mais aussi la nostalgie, le romantisme, en particulier dans le morceau Rendez-Vous Manqués, dont la construction pour double piano et violon donne des frissons. On entend aussi la flûte ney, qui insuffle un souffle de vie, dans Zaghloul El Hamam en particulier. Les musiques purement orientales restent rares, la couleur résidant dans une instrumentation limitée au oud (Kanun & Parking) et à la flûte ney (Rose Se Décide). On trouve enfin deux titres interprétés par Racha RIZK, chanteuse arabe mais aussi de rock et de jazz : Succar Ya Banat démarre également au piano solo avant une partie de violon, la chanteuse n’intervenant qu’ensuite, à la manière d’une complainte. L’autre chanson, Mreyte Ya Mreyte, débute de manière plus grave par des notes jouées par l’alto et le piano, la voix de la chanteuse rebondissant sur une mélodie subtile. K. MOUZANAR fait preuve d’un joli sens de l’harmonie et d’un dosage subtile de l’habillage orchestral dans cette partition pleine de sensibilité. Poussez les portes de cette réjouissante rencontre entre les musiques occidentales et orientales ; Vous serez charmés ! CARAMEL – Bande originale du film de Nadine LABAKI composée par K MOUZANAR - 31'28 – Naïve K1625
En DVD et dans les bacs INLAND EMPIRE
Artiste complet, David LYNCH a déjà cosigné avec John NEFF un album de chansons (BLUE BOB). Il n’est alors pas étonnant qu’il ait créé une partie de la création de cette musique originale ; Celle de son huitième film où ses phantasmes empruntent les traits d’une femme amoureuse et tourmentée jouée par Laura DERN, déjà remarquée dans BLUE VELVET et surtout, avec également Harry DEAN STANTON, SAILOR ET LULA. David LYNCH signe donc plusieurs thèmes, davantage des matières sonores synthétiques que de véritables musiques. Il nous embarque ainsi en train dans son Ghost Of Love, un thème rythmé, vibrant et électrique dont la voix languissante comme les notes synthétiques introduisent un univers forcément étrange. Puis nous entraîne sur plus de 12 minutes dans ses Woods Variations, longue plage aérienne ; Des musiques souvent dérangeantes, en lien avec des résurgences du passé (Call From The Past) et qui apparaissent parfois rythmées, métalliques et militaires (Walkin’ On The Sky). Le disque comporte aussi des reprises : D’abord, comme souvent chez David LYNCH, le mystère côtoie la brillance, dans l’instrumentale de Colors Of My Life, chanson de Cy COLEMAN et Michael STEWART, interprétée avec grâce par l’Orchestre Mantovani. Mais aussi dans le Polish Poem du cinéaste chanté par Chrysta Bell, une association qui rappelle les vocalises de Julie CRUISE sur TWIN PEAKS ; De véritables moments de grâce. Puis, la version jazzy du Dave BRUBECK Quartet du Jazz Et La Java de Jacques DATIN et Claude NOUGARO d’après un thème de Joseph HAYDN (Three To Get Ready). David LYNCH montre aussi son goût pour les compositeurs polonais. D’abord dans la musique froide, presque cauchemardesque, du Klavier Kozert de Boguslaw SCHAEFFER. Ensuite, dans les nappes de cordes du très contemporain Als Jakob Erwachte de Krystof PENDERECKI et le symphonique NOVELETTE CONCLUSION de Witold LUTOSLAWSKI ; Thème qui s’enchaîne avec le titre jazzy et rythmé par les bongos Lisa de Joey ALTRUDA et le Black Tambourine de BECK; Preuve que le cinéaste aime mélanger les genres cinématographiques et musicaux. Jusqu’à la variété, représentée ici par une reprise de The Locomotion par Little Eva. Signalons encore le morceau intimiste porté par la contrebasse et le violon du groupe Kroke se situant entre le jazz et l’orchestre The Secrets Of The Life Tree. Ainsi que la nouvelle réunion du cinéaste avec Marek ZEBROWSKI dans Polish Night Music, un morceau lancinant associant piano et synthétiseur, comme lors de leurs concerts communs. Le disque se clôt sur une chanson de la grande Nina SIMONE (Sinnerman). Forcément atypique, on conseillera ce disque, qui ressemble à l’univers de David LYNCH, en priorité aux passionnés de ses films, inclassables… comme cet album ! INLAND EMPIRE – Bande originale du film de David LYNCH ; Musiques de David LYNCH & divers - 79'36 – Distribuée par Naïve.
A l'affiche, en DVD et dans les bacs  
LE PREMIER CRI Pour accompagner son voyage insolite autour d’un moment aussi unique que la naissance, Gilles de MAISTRE se devait d’appeler un compositeur capable d’écrire une musique intemporelle. Armand AMAR, auteur de plusieurs musiques de films en rapport avec l’enfance, propose une partition contemporaine, lyrique et ouverte sur le monde, grâce à des sonorités et des interprètes d’horizons lointains. Le morceau titre constitue un joli mouvement pianissimo accompagné de cordes obsessionnelles, relevées par la grâce vocale de la soprano Sandrine PIAU que l’on entend également sur le thème de Vanessa. Dans un deuxième temps (Les Enfants De L’Eclipse), des guitares rejointes par un piano répètent quelques notes tandis que des voix très brèves jouent en rythme accompagnées d’un mouvement de violoncelle ; Un schéma harmonique efficace pour un documentaire et qui rappelle la construction de certaines parties des musiques de Philip GLASS, en particulier celles de la trilogie QATSI de Godfrey REGGIO. Le dépaysement chez Armard AMAR vient d’abord d’une musique profonde, orientale pour flûte et violon, soliste et orchestre quand on se trouve au Brésil ; Une musique qui forme une boucle à mesure que l’on pénètre la forêt (Majtonré, L’Enfant De la Forêt). Le compositeur a privilégié le piano avec un accompagnement de cordes (La Valse Des Bébés) ou un contrepoint de violon (Sibérie - Les Larmes d’Elisabeth). En écho au premier cri de l’enfant, il a utilisé à raison nombre voix de femmes : La chanteuse indienne Sharmila ROY au bord du Gange ; L’africaine Asa, accompagnée de percussions, de doudouk en Tanzanie (Kokoya) ; Celle profonde de Roselyne MINASSIAN dans un magnifique lento au Niger sur un fonds de cordes gracieuses (Mané) ; Le chant traditionnel de la japonaise Etsuko CHIDA (Yukiko). Puis celle, exceptionnelle, de Sinead O’CONNOR, sur A New Born Child, la superbe chanson du générique écrite avec John BOSWELL pour les paroles et, pour la musique, le groupe pop Paul et Louise, cette dernière la reprenant en morceau caché. Par la place accordée aux percussions et rythmiques jouées par les cordes et le piano, certains morceaux amènent de l’inquiétude (City Of Birth). Mais aussi de la joie, de la lumière (L’Aube) et, parfois, un aspect inéluctable dû à la répétition de notes de piano, flûtes (L’Enfant Des Sables) ou guitares (Manè - la femme touareg). De forme souvent majestueuse et ambitieuse, la partition d’Armand AMAR, par son recommencement, renvoie au cycle de la vie. A travers des thèmes complexes et un regard plein de délicatesse, elle dégage beaucoup d’émotion. Mais aussi de tension à travers des mouvements palpitants qui renvoient autant à la beauté qu’à la dureté de la naissance. LE PREMIER CRI – Bande originale du film de Gilles de MAISTRE ; Musique originale composée par Armand AMAR - 50'58 – Naïve K1628 - Disponible en version standard et coffret super audio cd accompagné d’un livret de 76 pages.
LADY CHATTERLEY Un film de Pascale FERRAN, une musique de Béatrice THIRIET 6 mois après sa sortie, 5 césars dont le meilleur film, et conjointement au dvd, la bande originale composée par Béatrice Thiriet arrive enfin; Ce qui n'est que justice pour un film, et une musique, salué par la critique et le public. Il s'agit de l'adaptation du célèbre roman de D.H. Lawrence et le troisième film de Pascale Ferran, après PETITS ARRANGEMENTS AVEC LES MORTS et L'AGE DES POSSIBLES, dont les thèmes principaux complètent ce disque. On y suit la rencontre entre Constance (Marina Hands), une femme mariée qui s'ennuie dans son château, et le garde-chasse Parkin (Jean-Louis Coulloch); Un éveil à la sensualité pour elle, un retour à la vie pour lui. La musique joue évidemment la carte romantique avec des motifs davantage associés aux atmosphères, à l'environnement qu'aux personnes. Mais ne s'en contente jamais, en particulier par une écriture contemporaine multipliant les références aux compositeurs du début du 20ème siècle. L'Ouverture déploie, à la manière d'un adagio, un thème fluide dont les notes longues pour cordes d'où se détache la harpe renvoient à l'échappée des sens. La partition accumule d'abord les thèmes courts, instants volés à Constance et à Parkin qui ne se connaissent pas encore vraiment; enfin la présence en bonus de Vogelstar, une pièce plutôt contemporaine pour orchestre et choeur Des séquences où le piano et les cordes, interrompus par des bruits d'orages, évoquent tantôt Un Rêve planant, tantôt un Cauchemar. Puis, les notes se libèrent et deviennent plus frémissantes. Jusqu'à l'apparition du thème des amants, d'abord joué au piano solo (La Cabane), et repris par des cordes pincées (Course Eperdue). Comme dans le roman, la partition joue des bouleversements printaniers de la nature omniprésente, d'abord dans le motif Promenade, qui joue de l'hésitation d'un piano léger associé à des cordes légères. Mais aussi des thèmes associés à des fleurs : Pianissimo concertant accompagné par un contrepoint de cordes (Les Fleurs) ou déroulant des accords appuyés et gracieux (Les Jonquilles). Le point culminant de la partition se trouve sans doute dans L'Aigle dont la volupté des cordes et le crescendo évoquent magnifiquement l'extase; Un thème qui s'envole dans sa reprise en guise de final. On relèvera un motif propre à Parkin, dont l'élévation progressive souligne l'ouverture du garde chasse jusqu'à une conclusion marquée par les grosses caisses. La boucle se conclut brillamment dans des Adieux doux, poignants, avec un retour sur le mode adagio. Pari aussi difficile que l'adaptation du roman, Béatrice Thiriet se distingue en intégrant à son environnement musical des références aux compositeurs romantiques. D'où des motifs souvent très lents, emplis de sensibilité, qui renforcent autant la vulnérabilité des sentiments que de la nature. Signalons masculin/féminin sur un poème de Wolfgang Amadeus Mozart. Thiriet n'a pas reçu le César de la meilleur musique; On lui décerne celui du cœur ! LADY CHATTERLEY - Bande originale du film de Pascale Ferran, Musique de Béatrice Thiriet - 39'31 - Milan Music - www.milanrecords.com/france A l'affiche et dans les bacs 
JEAN DE LA FONTAINE LE DEFI Un film de Daniel VIGNE, une musique de Michel PORTAL Voici un film d'époque mais qui divertit tout en nous apprenant la vie de Jean de la Fontaine qui, en 1661, résista à Colbert par ses fables assassine envers la monarchie. Ecrit par le professeur de lettres Jacques Forgeas, il porte la même signature aussi audacieuse et moderne que LA POMPADOUR, déjà produit par Fabienne Servan Schreiber pour la télévision. On en doit la réalisation dynamique à Daniel Vigne qui a été rejoint par Michel Portal, déjà compositeur du RETOUR DE MARTIN GUERRE, qui a choisi d'écrire une musique différente selon les personnages. Il fallait que l'on ressente chez La Fontaine, joué par Lorant Deutsch, sa soif de liberté. D'où un thème principal, sur les Génériques, qui évoque autant la plume que la pression du pouvoir. Il est bâti sur un motif de cordes qui évolue crescendo, de manière presque chevaleresque comme un contrepoint au courage de l'écrivain. Très vite le piano, symbole du venin littéraire, intervient. Comme la guitare acoustique, aux accents espagnols, quand le personnage traverse les quartiers populaires. Le piano, joué comme des sonates de Mozart par Georges Pludermacher, est souvent associé à la phase d'Ecriture. Mais aussi, avec douceur, à son retranchement dans la solitude. Ou dans l'intimité de Perrette, jouée par la séduisante Sara Forestier, ce qui donne des développements concertants pour piano et clarinette (Ronde) ou piano solo (Courtisane). En ce qui concerne les relations de La Fontaine avec le pouvoir, on trouve des mouvements d'avantage improvisés, plus jazzy. Il en est ainsi du thème, au piano répétitif et solo de clarinette, de Chateauneuf, joué par Jean-Claude Dreyfus. Mais aussi du morceau En Marge, qui joue du duo piano - clarinette jazzy sur un tempo assez lent pour jeter le trouble. On notera des notes plus classiques, tendues avec des vibratos, sur les séquences avec les brigands. Et encore un thème dansant, contenant quelques précipités à la manière de Verdi, sur le Bal Masqué. Michel Portal joue donc d'abord de la célébrité de La Fontaine pour introduire un thème majeur qui entraîne le spectateur. Il n'en oublie pas la véracité de l'écrivain par des motifs pianissimos qui deviennent jazzy avec la clarinette lorsqu'il se confronte au pouvoir. Ni sa solitude ni sa soif passionnelle par des sonatines pour piano. Par ses références, il ne renie pas la musique de l'époque, assimilée dans une écriture actuelle et personnelle, qui rend intemporel le parcours de Jean de La Fontaine. Pour Daniel Vigne comme pour Michel Portal, le défi s'avère relevé ! LA FONTAINE LE DEFI - Bande originale du film de Daniel Vigne, musique de Michel Portal - 34'00 - Milan Music - www.milanrecords.com/france Cette page a été modifiée pour la dernière fois le dimanche, novembre 23, 2008 |
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