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| Sortie le 11 novembre 2009 COEUR ANIMAL 
Un film de Séverine CORNAMUSAZ, avec Olivier RABOURDIN, Camille JAPY, Antonio BULL et Alexandra KARAMISARIS, musique d’Evgueni GALPERINE. Paul (Olivier RABOURDIN) ne pense qu’à Rosine (Camille JAPY), sa femme qu’il n’a jamais su aimer et qui lui échappe, comme happée par la maladie. Tourné dans de splendides paysages de montagnes suisses, ce film nous immerge dans l’intimité d’un couple prisonnier d’une histoire s’amour qui ne s’est jamais véritablement épanouie. La musique, assez discrète, est signée d’Evgueni GALPERINE, compositeur d’origine russe qui a notamment contribué à la bande originale du film LE RENART ET L’ENFANT. Il nous propose une composition qui tangue entre le fantastique et la réalité sonore. Dès le début, sur les images aériennes de montagne, il introduit une nappe musicale atmosphérique, qui amène immédiatement un côté interrogatif sur le personnage de Paul. Il privilégie des harmonies tournantes qui accentuent la complexité d’un « roc » travailleur mais maladroit, violent et marqué par des douleurs d’enfance. Sur Rosine, ses notes accentuent sa fragilité, sa souffrance, par la froideur des claviers mais aussi sa douceur, par quelques cordes en contrepoint. Paul semble vivre davantage pour ses bêtes que pour les humains. Au point que, lorsqu’elle tombe malade, Rosine en fait les frais. Eusebio (superbement interprété par Antonio BUIL), un immigré espagnol va aider Paul à ouvrir les yeux. Quand les deux hommes se disputent violemment, on entend des notes graves, lourdes et retentissantes. On note également qu’Evgueni GALPERINE utilise les bruits environnants, en particulier les cloches des animaux, d’où des harmonies avec ces percussions sur les séquences dans l’atelier de fabrication des fromages. Séverine CORNAMUSAZ signe une première œuvre d’une étonnante fraicheur et d’une grande générosité émotionnelle. Avec beaucoup de pudeur, des éclairages tamisés, elle exploite justement les failles de personnages emplis de sentiments qu’ils n’arrivent pas à maitriser. Il en résulte une œuvre pleine de sensibilité et d’humanité. Sortie le 22 avril 2009 CELLE QUE J'AIME 
Un film d’Elie CHOURAQUI, avec Marc LAVOINE, Barbara SCHULZ, Gérard DARMON. Musique originale de Nathaniel MECHALY et Jimmy DARLING. Isabelle (Barbara SCHULZ, qu’on a rarement vu aussi naturelle et joliment dénudée), partage sa vie entre son fils de 10 ans Achille (Anton BALEKDJIAN, excellent), son ex-mari toujours amoureux (Gérard DARMON, toujours aussi drôle et fragile), et son nouvel amant Jean. Ce dernier, créateur de dessins animés (Marc LAVOINE très à l’aise, séduisant et mystérieux) va devoir faire preuve de patience pour se frayer un chemin dans une famille en pleine recomposition. Après des films graves (HARRISSON FLOWER’S) ou proches de son histoire (Ô JERUSALEM), Elie CHOURAQUI renoue avec une comédie qui intègre habilement les réalités de notre époque, en l’occurrence les familles recomposées. Pour la musique, après Bruno COULAIS et Stephen ENDELMAN, il a engagé Nathaniel MECHALY pour la partition instrumentale et l’auteur compositeur interprète québécois Jimmy DARLING pour quelques chansons qui trouvent naturellement leur place dans le film. Et cela dès la superbe introduction du film, dont il faut vous laisser la surprise, et sur laquelle le réalisateur a posé May Bee, une ballade folk avec beaucoup de guitares, que l’on retrouve plus loin en version jazz dans une séquence live. Quand à Nathaniel MECHALY, il installe par fines couches une partition pleine de finesse, de douceur et de sensualité ; par exemple quand Antoine se retrouve en toute intimité mais aussi caché avec Hélène ; un véritable thème d’amour pianissimo et cordes décliné dans de multiples variations : sur Achille rêveur à l’école, sur le jeu amis ennemis entre Achille et Antoine, sur Jean qui s’amuse à séduire Johana. Mais là où le compositeur surprend c’est quand il fond son thème dans les guitares puis la voix de Jimmy DARLING sur la séquence du bar. C’est d’ailleurs une des originalités de cette bande originale de trouver certaines des chansons de Jimmy DARLING réorchestrées par Nathaniel MECHALY dans la couleur de sa partition, ce qui leur donne une homogénéité tout en rajoutant profondeur et gravité aux personnages. Sur quelques séquences entre Isabelle et Jean, on trouve une musique sentimentale avec parfois des solos de violon, quand ils se remémorent le passé. Mais aussi des passages de piano avec de l’écho. On signalera que le réalisateur a intégré quelques extraits de films de Jacques DEMY qui apportent du bonheur… en chanté ! Au final, Elie CHOURAQUI propose un film particulièrement divertissant ; A la manière d’un album photo, il déroule les pages d’une bande d’amis qui se trouvent, se séparent parfois mais se retrouvent toujours à travers un enfant. Et pour la musique, il réussit la rencontre entre les ballades de Jimmy DARLING et la composition simple et légèrement mélodique de Nathaniel MECHALY. CELLE QUE J’AIME – Bande originale du film composée par Nathaniel MECHALY et Jimmy DARLING – Disponible chez Milan records. Sortie le 1er avril 2009 
MONSTRES CONTRE ALIENS Un film de Rob LETTERMANN et Conrad Vernon, avec les voix de Louise BOURGOIN, Stéphane FREISS et Julien DORE. Musique originale de Henry JACKMAN. Susan MURPHY (Voix de Reese WITHERSPOON, Louise BOURGOIN en version française) va se marier avec l’animateur Derek (Voix de Julien DORE) quand, par malchance, une météorite l’écrase et la transforme en un monstre géant. Neutralisée, elle se retrouve emprisonnée avec d’autres monstres : le docteur Cafard (à tête d’insecte), l’hybride macho de singe et de poisson appelé Maillon Manquant, l’indestructible et gélatineux Bob et le gigantesque Insectosause. Mais, quand un impressionnant robot venu de l’espace sème la panique en Californie, les 4 monstres sont enrôlés pour l’anéantir et, au passage, retrouver la liberté. Voici un film d’animation qui ravira les amateurs de séries B de science fiction des années 50 où des extraterrestres envahissent la terre ! D’un point de vue technique, l’animation atteint une qualité impressionnante dans le rendu des décors et des monstres ; un peu moins dans les êtres humains. Pour la musique, comme souvent sur les productions Dreamworks, on trouve un compositeur de l’écurie Media Venture, en l’occurrence Henry JACKMANN ; de formation classique mais aussi adepte des musiques urbaines et électroniques, il avait déjà collaboré, auprès d’Hans ZIMMER, sur KUNG FU PANDA et THE DARK NIGHT. Au début du film, il propose une musique profonde sur Susan avec de superbes notes de piano ; un motif doux que l’on retrouve sur ses séquences d’isolement, de nostalgie (A Wedding Interrupted, Didn't Mean To Crush You) jusqu’à une suite complète (The Ginormica Suite). Puis nous entraîne dans une partition orchestrale aérienne, crescendo avec des chœurs maléfiques (A Giant Transformation). La musique apparaît plus jazzy, avec davantage de percussions, quand elle rencontre les autres monstres (Meet The Monsters), voir parfois électronique (Monster Mojo). On trouve également des musiques d’action enlevées avec des orchestrations très cuivrées, notamment sur la séquence du Pont (Do Something Violent !, The Battle At Golden Gate Bridge). Et des thèmes rythmiques en forme de marches qui rappellent parfois d’autres partitions de la troupe média venture (March Of The Buffoons). On notera sur la montée du Président à la rencontre du robot géant le célèbre thème de PETER GUNN composé par Henri MANCINI et arrangé par les B 52’s (Planet Claire). Puis deux références à Steven SPIELBERG, quand l’hilarant Président pianote le thème de RENCONTRES DU TROISIEME TYPE de John WILLIAMS et que passe un avion avec marqué dessus " E.T., rentre à la maison " ! Au final, Henry JACKMAN signe une honnête partition mais à laquelle manque un grand thème. Du coup, on sort de la projection en ayant passé un bon moment mais sans plus ; un sentiment qui vaut aussi pour la musique ! MONSTRES CONTRE ALIENS – Bande originale du film composée par Henry JACKMAN – Disponible chez Lakeshore records. Sortie le 25 mars 2009
LA PREMIERE ETOILE 
Un film de et avec Lucien JEAN-BAPTISTE, avec Firmine RICHARD, Anne CONSIGNY. Musique originale de Erwann KERMOVANT (non disponible). C’est la meilleure comédie du moment ! L’histoire d’une promesse, faite un peu vite par Jean-Gabriel (excellent Lucien JEAN-BAPTISTE) à ses trois enfants de les emmener en vacances au ski. Seulement voilà, Jean-Gabriel vit de petits boulots et gaspille le budget de la famille au bar PMU. Exténuée, sa femme Suzy (Anne CONSIGNY, toujours aussi touchante), l’oblige à tenir sa parole. A partir de souvenirs d’enfance, Lucien JEAN-BAPTISTE a écrit un scénario très drôle et gentiment caricatural sur la tolérance, les Antillais réfugiés en banlieue parisienne, la famille. Pour la musique, plutôt que de céder à la facilité du zouk (néanmoins présent sur les génériques), il a engagé un vrai compositeur. En l’occurrence, Erwann KERMOVANT, dont la musique interprétée par le Philharmonia Orchestra, apporte une véritable émotion cinématographique. Dès l’introduction du film, on entend le thème principal, avec sa ligne de cordes et un motif répétitif au piano ; un thème qui revient plusieurs fois, par exemple sur la séquence du départ, avec un contrepoint grave soulignant les soucis de Jean-Gabriel et Suzy. La musique joue d’abord la carte de l’interrogation ; d’où des thèmes aériens de cordes repris par une ligne de violoncelle avec parfois de la guitare. Puis la musique devient plus mélodique et s’envole dans des mouvements plus amples : sur la route des vacances, sur la première vision de la montagne, de la neige ou encore sur une séquence de moqueries ; On trouve aussi de véritables thèmes de comédie, chantants et décalés, notamment sur les séquences avec Bonne Maman (irrésistible Firmine RICHARD). On signalera encore des thèmes d’aventures sur les pistes avec des guitares rocks et des pizzicatos de cordes. Et une variation du thème principal sur le personnage de Yann (Jimmy WOHA-WOHA) : ses problèmes d’argent, sa romance avec Juliette (Astrid BERGES-FRISBEY). On notera également quelques thèmes sur les personnages secondaires : sautillant sur le non moins énergique Jojo (Edouard MONTOUTE lui aussi très drôle), avec davantage de percussions sur Madame MORGEOT (Bernadette LAFONT). Enfin, le compositeur rend un joli hommage à Jean FERRAT en arrangeant joliment Que La Montagne Est Belle pour une superbe séquence avec Manon (Loreyna COLOMBO-voix d’Ondine SAUVAGNUE). Au final, Erwann KERMOVANT signe une partition aux thèmes certes classiques mais qui rebondissent aisément sur les moments de comédie comme d’émotion ; Des thèmes bien écrits et parfaitement interprétés par l’orchestre symphonique. Plus qu’une première étoile, on en décernera plusieurs, autant à Erwann KERMOVANT qu’à la joyeuse équipe du film ! Sortie le 19 novembre 2008 MUSEE HAUT, MUSEE BAS 
Un film de Jean-Michel RIBES, avec Daniel PREVOST, Pierre ARDITI, Isabelle CARRE, Muriel ROBIN... et Philippe KHORSAND. Musique originale de Reinhardt WAGNER (non disponible). Quelques années après la visite d’un PALACE, Jean-Michel RIBES nous emmène dans son musée haut musée bas, du titre de sa pièce à succès ; Un établissement pas complètement inconnu mais pas totalement imaginaire. Ce cadre sert de prétexte au défilé de personnages farfelus joués par une impressionnante ribambelle de grands comédiens mis en scène dans des séquences souvent drôles voir burlesques. Citons, par exemple, le conservateur terrorisé par les plantes vertes (Michel BLANC), le gardien des Mammouths (Fabrice LUCCHINI…) et, du côté des visiteurs, Maurice (à la recherche de sa) BAGNOLE (Daniel PREVOST) ou Dame KADINSKI du nom d’un peintre quasi inconnu (Muriel ROBIN). On décernera néanmoins une tendre mention particulière au regretté Philippe KHORSAND dans le rôle de l’administrateur Frilon. Tous ces comédiens nous embarquent tous dans une visite qui va prendre la tasse à la manière de l’arche de Noé ! En ce qui concerne la musique, après Vladimir COSMA (LA GALETTE DU ROI) et Philippe CHATEL (CHACUN POUR TOI), Jean-Michel RIBES s’est adressé à Reinhardt WAGNER. Le compositeur de MORTEL TRANSFERT propose d’abord pour les génériques un thème mélodique à la couleur jazzy, avec du piano, de la clarinette et une rythmique. Dans le film proprement dit, les parties musicales correspondent davantage à des pastilles. On trouve ainsi un thème trépidant pour souligner l’agitation du conservateur M Mosk, notamment lors de la séquence de la tempête ; Un cataclysme annoncé par les grenouilles et autres têtards accompagnés de notes de violon. Puis des motifs de tension à l’américaine à mesure de l’inondation des salles et un développement de la musique tragique. On notera certaines références à la musique sacrée, en particulier pour la séquence réussie de la rencontre des " Marie " de différentes religions. Jean-Michel RIBES signe un film résolument original dans lequel on plonge d’abord avec jubilation. D’autant que nous sommes accueillis par d’excellents comédiens ! Le passage de salles en salles se fait à travers des séquences très bien écrites mettant en scène des familles (Victoria ABRIL, Josiane BALASKO, un mari qui fait la gueule et sa femme toujours souriante à la recherche des impressionnistes (Pierre ARDITI et Isabelle CARRE). Le film fourmille de bonnes idées mais aussi de trouvailles qui tombent par terre tellement elles sont absurdes ; en particulier cette séquence où des visiteurs réunis dans une salle représente l’œuvre d’un artiste. Progressivement, l’accumulation de situations grotesques et limites rendent le film fatigant, moins efficace et moins drôle. On attend alors la sortie et le retour du thème de Jazz de Reinhardt WAGNER ! Sortie le 15 octobre 2008 COLUCHE 
Un film de Antoine de CAUNES, avec François-Xavier DEMAISON, Léa DRUCKER, Olivier GOURMET. Musique originale de Ramon PIPIN. En centrant son film sur sa présentation à l’élection présidentielle en 1981, Antoine de CAUNES met en scène une période charnière de la vie de Coluche. Pour la musique, il a respecté la couleur de l’époque : des chansons des années 1980 comme Couleur Menthe A L’Eau d’Eddy MITCHELL et, pour la partition originale, RAMON PIPIN, alias Alain RANVAL ; un des créateurs du groupe des années 1980 ODEURS, sorte de collectif d’artistes connu pour ses textes impertinents et son sens du spectacle. D’ailleurs, dès le générique, on trouve un vrai rock électrique, dans la grande tradition du groupe sur une séquence de Coluche avec ses potes à moto. Très vite, on le rejoint sur scène, avec sa gouaille et son humour, et ses musiciens. Evidemment, on reste immédiatement stupéfait devant la performance de François Xavier DEMAISON, tout simplement exceptionnel ! La partition instrumentale, particulièrement les cordes, intervient adopte souvent le contrepoint dramatique ; le danger derrière l’humour, par exemple lors de ses interventions télévisées, accompagnées de courts accords obsessionnels. Par contre, quand il enfile les habits de Président, la musique s’amplifie mais conserve une gravité sous-jacente. De même, dans les séquences avec ses amis, le compositeur introduit un soupçon de larmes à travers des nappes ; parfois aussi quelques notes de piano, en particulier sur le regard de sa compagne Véronique. II s’agit d’une tension également contenue dans la souffrance d’une part de la population qui place en Coluche de (trop) grands espoirs ; D’où le recours à des percussions. On notera aussi l’importance de la guitare, qui marque une prise de conscience par l’artiste que la mort commence à roder : d’abord à travers ces accords sur son regard au moment du décès de John LENNON ; Puis les notes électriques quand il comprend que, menacé, il doit protéger ses enfants. Dès lors, Coluche et les siens se renferment et la musique se tend avec de la harpe ; En fait le véritable thème principal du film. Un thème repris de manière électrique quand Véronique plie bagages. Le compositeur montre aussi l’obstination du clown à travers un motif pianissimo, à la manière de Nino ROTA, sur la séquence de la conférence de presse. Ramon PIPIN a construit une musique évolutive aux thèmes emplis d’inquiétude, de douleur. A travers des motifs d’une grande profondeur, et des lignes de cordes comme le violoncelle, mais aussi de l’orgue farfisa jouée par Jean-Philippe GOUDE, il décrit superbement la souffrance d’un homme. Au final, Antoine de CAUNES signe probablement son plus beau film. Quant à Ramon PIPIN, assez rare sur les écrans, il propose une partition magnifique ; Espérons qu’elle sera bientôt éditée !
Sortie le 18 juin 2008 LA PERSONNE AUX DEUX PERSONNES 
Une comédie de Nicolas et Bruno avec Daniel AUTEUIL, Alain CHABAT et Marina FOIS. Musique originale de Nicolas ERRERA – Non disponible. Le chanteur Gilles GABRIEL (Alain CHABAT), meurt dans un accident causé par Jean-Christian RANU (Daniel AUTEUIL), un employé coincé travaillant à la Défense. Mais son esprit survit avec toute sa fougue … Dans la tête de Jean-Christian, qui va devoir cohabiter avec l’âme du chanteur ! Nicolas et Bruno connaissaient Alain CHABAT pour avoir tourné une émission du BURGER QUIZ pour Canal +. IIs avaient aussi réalisé la série Message A Caractère Informatif, à base de films d’entreprises détournés, dont on retrouve quelques références dans cette comédie amusante et humaine. IIs ont également bénéficié de l’interprétation de Daniel AUTEUIL d’abord, génial dans le rôle de cet employé qui se dévergonde au contact d’une ex vedette de la chanson. Mais aussi d’Alain CHABAT, qu’on entend beaucoup plus qu’on ne voit. Pour la musique, ils ont appelé Nicolas ERRERA, un compositeur capable de détourner des thèmes rétros, à travers ses mélanges entre des sonorités classiques et électroniques. Il apporte ainsi une touche décalée et réjouissante, comme précédemment sur QUELQU’UN DE BIEN de Patrick TIMSIT notamment. Les premières musiques sont les chansons un brin ringardes de Gilles GABRIEL : Flou D’Amour au texte chaud accompagné de saxophone et Puis Love et Cie, une ballade romantique pour guitare et cordes; On s’y croirait ! Mais comme le dit l’idole, le film ne s’arrête pas là. Dans la première partie, la musique apparaît surtout par des bruits de percussions, lors de l’accident, l’entrée de l’immeuble de bureaux. A mesure de la traversée des couloirs, les harmonies se colorent sur des rythmes de bossa nova, déclinée jusque la séquence de l’intrusion chez Gilles. On trouve aussi des boucles électroniques, lorsque Jean-Christian sort de chez le médecin ; Dans l’ascenseur avec des sonorités parlées et quant il danse dans un supermarché sur un disco inferno. Parallèlement à la transformation de Jean-Christian en chanteur, la musique multiplie les notes électriques, les guitares sur des mélodies aux mises au point eighties (C’est P’t’être Ca Qu’On Appelle L’Amour). La dernière partie de la partition raconte l’idylle entre Jean-Christian et la mystérieuse Muriel (Marina FOIS, étonnante), avec un thème romantique et fascinant pour guitare et voix. En docteur Jerry et Mister Love de la musique de films, Nicolas ERRERA propose une musique à double facette : Le quotidien de Jean-Christian par une musique pour guitare et voix, en adéquation avec son appartement au décor seventies ; La nostalgie du succès de Gilles GABRIEL à travers des motifs typés. Ces deux aspects se retrouvent dans leurs rêves de séduction, du public pour Gilles, de Muriel pour Jean-Christian. Sortie le 4 juin 2008 48 HEURES PAR JOUR 
Une comédie de Catherine CASTEL avec Aure ATTIKA, Antoine de CAUNES, Victoria ABRIL, Catherine JACOB, Bernadette LAFONT. Musique originale de Jacques DAVIDOVICI. Marianne (Aure ATTIKA, dans un joli rôle de comédie) ne souhaite plus sacrifier sa vie professionnelle et s’occuper seule des enfants, de la cuisine et du ménage. Pour obliger son mari Bruno (Antoine de CAUNES, très à l’aise) à lâcher du leste sur son emploi, elle décide de s’éloigner quelques mois. Catherine CASTEL propose une comédie qui joue des situations modernes du couple avec des enfants et du travail pour amener les ressorts d’une comédie souvent drôle. Elle a eu la bonne idée d’appeler Jacques DAVIDOVICI, dont on avait apprécié les musiques de comédies familiales, pour Patrick BRAOUDE notamment. II nous propose ici une partition élégante pour laquelle il a bénéficié du son de l’orchestre symphonique de Sofia ; Une composition qui n’intervient jamais de manière envahissante, mais plutôt par des touches délicates. On remarque des thèmes qui n’apparaissent jamais trop mélodiques, ce qui leur donne une profondeur qui intervient en contrepoint de situations souvent décalées. Sur le générique, on trouve un thème chantant, à la mélodie classique. La partition sait aussi parfois jouer de sonorités ensoleillées et rythmées avec des accents de samba (Trop C’est Trop). On entend également des thèmes feutrés, relativement doux, par exemple quand la jeune Pauline a oublié ses chaussures. Mais aussi sur la séquence amusante du Placard A Nappes avec beaucoup de cordes et toujours des percussions qui amènent un parfum sud-américain. Le film regorge de personnages secondaires aux thèmes savoureux : On notera celui de Laura (Catherine JACOB) et ses communications avec son fiancé, permettant l’introduction d’une couleur jazz avec du piano, des cuivres et quelques cordes. Egalement le motif haut et grave de Madame Takovic. Le jazz qui amène également un côté décalé avec le piano, le saxophone et toujours les cymbales (Lassitude, La nounou peint un portrait de Bruno). Mais la partie la plus réussie reste l’aspect familial : La séparation sur une musique poignante et profonde (Les Adieux), Bruno et ses enfants avec un thème plein de tendresse, contenant un passage pianissimo et des cordes. Jacques DAVIDOVICI a concocté une partition de qualité, riche en thèmes et joliment servi par l’orchestre bulgare. Reste que, si sa musique dégage beaucoup de sentiments, elle ne nous surprend pas ou si peu. Du beau travail quand même ! 48 HEURES PAR JOUR – Bande originale du film disponible sur les plates-formes de téléchargement. Sortie le 30 avril DEUX JOURS A TUER 
Un film de Jean BECKER. Avec Albert DUPONTEL, Marie-Josée CROZE, Pierre VANECK. Musique de Alain et Patrick GORAGUER.
Un publicitaire de 42 ans, Antoine (Albert DUPONTEL – Formidable), renverse subitement sa vie. On trouve dans ce nouveau film de Jean BECKER les sujets qui ont toujours parsemé ses films, à savoir un mélange de beauté et de gravité au service d’une histoire totalement bouleversante. Pourtant, le film commence par dérouter tant le comportement d’Antoine Soulève l’incompréhension. En même temps, le jeu des acteurs, Albert DUPONTEL mais aussi Marie-Josée CROZE dans celui de sa femme désarçonnée, époustoufle. II en va de même pour la brillante distribution de ses amis, de François MARTHOURET à Cristiana REALI, lors de la scène quasi théâtrale du dîner. En raconteur d’histoires simples, qui touchent à la nature et à l’humanité, le cinéaste suit un cheminement totalement maîtrisé qui ne dévoile ses intentions que dans son dénouement. C’est à ce moment que le film nous emporte et ce à effet rétroactif. Jean BECKER en va de même pour l’approche musicale et n’explique son choix des compositeurs que dans les toutes dernières minutes et sur le générique. En empruntant une fort appropriée chanson de Serge REGGIANI, dont on taira le nom pour ne pas dévoiler le scénario, il choisit de fait ses compositeurs, en l’occurrence Alain et Patrick GORAGUER. Ceux-ci lui répondent par une partition qui découle en grande partie de la chanson, jusqu’à en reprendre parfois des mesures. La musique apparaît d’abord dans les explications entre Antoine et sa femme ; Des tentatives vaines soulignées par une musique particulièrement grave, profonde et rythmée par les cordes. II s’agit aussi d’une musique qui agit comme un contrepoint aux phrases abruptes lancées par Antoine. En même temps, on décèle une certaine nostalgie et de la douceur dans les cordes, comme si cela ne correspondait qu’à une mise en scène. Les compositeurs rajoutent aux cordes le piano et en même temps un soupçon de mélancolie lorsque Antoine regarde ses enfants jouer dans le jardin ; Egalement quand il appelle sa femme. En partant retrouver son père en Irlande, Antoine et la musique respirent à travers des thèmes utilisant de la guitare, des flûtes. Dans la dernière partie, la partition revient sur son aspect grave et privilégie les cordes sur des scènes intimistes et brûlantes. On notera aussi la présence d’un solo de violon en liaison avec le père retrouvé. C’est un très grand plaisir de retrouver Alain GORAGUER, qui fut un des collaborateurs de Serge GAINSBOURG, sur une musique de films ; Cela faisait plus de 10 ans qu’il n’en avait pas composée. II nous propose ici une partition qui agit en boucle avec le comportement d’Antoine et la chanson de Serge REGGIANI qui en représente la source. Sortie le 5 mars LES FEMMES DE L'OMBRES 
Un film de Jean-Paul SALOME, avec Sophie MARCEAU, Julie DEPARDIEU, Marie GILLAIN, Déborah FRANCOIS, Moritz BLEIBTREU, Maya SANSA et Julien BOISSELIER. Musique originale de Bruno COULAIS. LE FILM Ces femmes de l’ombres constituent un commando du service secret de renseignement de Winston CHURCHILL sous la seconde guerre mondiale. Usant de tous les moyens, Louise (Sophie MARCEAU) va recruter une chanteuse de cabaret (Suzy –Marie GILLAIN), une chimiste (Gaëlle – Déborah FRANCOIS), une prostituée (Jeanne – Julie DEPARDIEU) et une juive italienne (Maria - Maya SANSA). Leur première mission réussie, on leur impose d’éliminer un des maîtres du contre-espionnage allemand. Jean-Paul SALOME signe un thriller poignant autour du portrait d’un groupe de résistantes, souvent humiliées et parfois torturées, à la veille du débarquement ; Des femmes comme Louise, qui aide sa patrie après l’assassinat de son mari et père de son futur enfant ; Comme Gaëlle qui va dépasser se convictions religieuses. Mais aussi d’hommes qui ont également leur rôle à jouer, comme Pierre (Julien BOISSELIER), le frère de Louise, qui résiste aux tortures pour ne pas dévoiler des secrets et sauver sa sœur. Egalement Heindrich (Moritz BLEIBTREU), un officier allemand particulièrement étrange, dont les fêlures le rendent attachant. Filmé dans des décors naturels, en particulier Paris déserté, avec des costumes et des coiffures soignés, Jean-Paul SALOME signe un film qui prête à la réflexion. Et si nous avions eu 20 ans en 1944, qu’aurions-nous fait ; Aurions-nous été meilleur ou pire que ces gens ? LA MUSIQUE Jean-Paul SALOME retrouve, après BELPHEGOR en 2001, Bruno COULAIS, qui signe une partition aux multiples facettes ; Une musique qui appuie, dans des moments précis, le suspense, la force dramatique. Les meilleurs moments apparaissent elle se fond à la mise en scène pour intensifier l’action, la brûlure des émotions de personnes dans la tourmente. On retiendra en particulier cette séquence aussi forte que magnifique tant des points de vue de l’image que de la musique : Sur des images d’une résistante s’offrant au christ pendant qu’une de ses camarades se fait torturer, Bruno COULAIS nous offre une sublime musique de messe, à la fois grandiose, solennelle et lyrique. Ne serait-ce que pour cette séquence, il faut absolument voir ce film ! Mais aussi les longues séquences entre Heindrich que tente de prendre au piège Suzy à l’Hôtel Regina ; Le compositeur y développe une musique profonde, grave et sournoise avec de la clarinette qui privilégie les longues notes. On notera également la prépondérance du violon virtuose de Laurent KORCIA, que l’on a plaisir à retrouver sur une musique de Bruno COULAIS. Au final, le compositeur des ROIS MAUDITS signe une partition complexe, souvent mystérieuse, parfois lyrique et qui ne laisse jamais indifférent ; Une partition qui, malheureusement en l’absence d’un disque, reste dans l’ombre !
Sortie le 13 février MAX & CO 
Un film de Sam & Fred GUILLAUME, avec les voix de Lorant DEUTSCH, Patrick BOUCHITEY, Virginie ELFIRA, SANSEVERINI, Micheline DAX, Denis PODALYDES & Amélie LERMA, musique originale de Bruno COULAIS. LE FILM Pour relancer la ventes de tapettes, un savant fou invente des mouches mutantes qui envahissent une cité côtière. Max, engagé comme musicien d’ascenseur chez BZZ & CO décide, avec l’aide de son amie Félicie, de déjouer ce plan. Ce film, qui met en scène d’attachantes marionnettes animées auxquels de grands comédiens prêtent leurs voix, séduira tous les publics à plus d’un titre. D’abord, on salue, au delà de la classique quête du père par un fils abandonné, un scénario moderne pour un film d’animation ; On relèvera une dimension écologique à travers les mouches génétiquement modifiées, les dégâts de l’industrie sur la ville en termes de nuisances et d’emploi. Et surtout la noirceur du récit, loin d’éviter la mort comme souvent en animation, s’en sert de moteur du récit. A ce titre, la scène de l’enterrement, aussi inattendue que souriante, constitue un grand moment. On se laisse donc volontiers embarquer avec Max et sa compagnie de personnages au graphisme inspiré dans un scénario riche en rebondissements qu’auraient pu jouer de véritables comédiens ! LA MUSIQUE Après L’ENFANT QUI VOULAIT ETRE UN OURS, Bruno COULAIS revient au cinéma d’animation avec ce film cocasse, idéal pour un compositeur qui aime mettre en musique des cauchemars ! Après une ouverture orchestrale sérieuse, il développe une première partie délicate sur Max. Mais aussi son Oncle Léopold qui chante Grâce A Toi, dont l’orchestration se distingue par l’entrée du chœur corse A Filetta. Lorsque Max dévale les rues à vélo, il l’accompagne de thèmes doux, avec de la harpe, rythmés et mélodiques avec des percussions et des trompettes ; Des motifs qui deviennent haletant quand Félicie le rejoint. Max est également associé à la bigoude, un instrument dont la sonorité, à base de guitare électrique, d’accordéons et de percussions, a été complètement créée. Pour l’univers de l’usine, on trouve une musique aux accents jazzy, notamment dans les scènes autour de la piscine. Quand Max se trouve avec sa mamie Madame IRMA, la musique se fait volontiers plus électrique avec des guitares. Mais aussi joyeuse, avec des accents de tyrolienne aux accents de fanfare lors du réveil du jeune homme. Pour ce film, Bruno COULAIS s’est impliqué très vite dans le projet et en a suivi toute les étapes. II en ressort des notes qui interviennent à la manière d’une écriture parallèle, avec une véritable profondeur et quelques références amusantes (CARMEN de Georges Bizet, musiques de Nino ROTA pour les films de Federico FELLINI). La richesse des motifs, l’inventivité des orchestrations font de cette partition un régal. Reste que pour l’écouter, en l’absence de disque, vous ne devez pas manquer de voir le film ! MAX & CO – Un film de Sam & Fred GUILLAUME – Une musique de Bruno COULAIS (Non disponible).
Sortie le 24 octobre DETROMPEZ VOUS Un film de Bruno DEGA et Jeanne LE GUILLOU, avec Mathilde SEIGNER, Alice TAGLIONI, François CLUZET & Roschdy ZEM 
LE FILM Carole (Alice TAGLIONI) et Lionel (François CLUZET) s’associent pour récupérer leurs partenaires respectifs (Lisa – Emmanuelle SEIGNER et Thomas – Roschdy ZEM), également amants. La première qualité de cette comédie tient à son scénario très amusant montrant l’inventivité de Carole et Lionel pour récupérer leurs moitiés. Ensuite, le jeu des comédiens : Alice TAGLIONI et Emmanuelle SEIGNER développent dans des registres différents des trésors de sensualité, de coquinerie. Alice brûle ainsi beaucoup de calories pour tenter de rallumer la flamme de Thomas qui, lui, tente désespérément de s’en échapper. Ce qui passe par les mensonges, ce que connaît Lisa qui, en ayant marre de la routine conjugale, cherche à réveiller sa féminité par une nouvelle relation. LA MUSIQUE Après LA SCIENCE DES REVES, Jean-Michel BERNARD continue dans la comédie avec une partition plutôt jazzy, construite autour de deux thèmes : Le premier, qui annonce que l’on va rire d’un propos sérieux, est porté par les guitares de Philippe HERVOUET et Jean-marie ECAY, la batterie de Thierry CHAUVET et des touches de piano par le compositeur ; Sa mélodie traverse le métrage comme un leitmotiv ; Par exemple sur la séquence de l’aéroport introduit par le piano suivi par la contrebasse, la batterie et le cor. Ainsi que dans des variations inattendues comme ce tango lorsque Carole et Lionel visitent le zoo. L’autre thème, qui swingue franchement, se retrouve développé (initialement pour le générique de fin) avec des cuivres et une rythmique de guitare, basse et piano ; II s’agit d’un morceau à la fois amusant et léger avec de la gravité en contrepoint. II contient aussi un aspect interrogatif, peut-être quant à l’avenir des couples à la fin de ce film dont une autre des qualités réside dans un montage ouvert à la musique ; Notamment lorsqu’ils cohabitent dans une même résidence en Corse, permettant au compositeur de confronter ses deux thèmes : Le premier commence pianissimo et romantique avec des cordes quand ils apparaissent côte à côte sur leurs balcons. Puis, le piano étant rejoint par la batterie, la partition devient plus rythmée. Jusqu’au plongeon dans la piscine où le deuxième thème, plus swinguant et avec d’avantage de guitares, entre. On ajoutera que, par des arrangements assez proches, les musiques originales côtoient parfaitement les thèmes préexistants, comme la chanson C’Est Si Bon. Jean-Michel BERNARD a donc composé une partition qui séduit par ses mélodies et ses orchestrations dynamiques. Jouée par d’excellents instrumentistes français, cette musique insuffle du swing aux images ! DETROMPEZ-VOUS - Musique originale du film de Bruno DEGA et Jeanne LE GUILLOU composée par Jean-Michel BERNARD – Disponible en téléchargement sur itunes Cette page a été modifiée pour la dernière fois le mardi, 22 décembre 2009 | |
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