OUT OF LA STEPPE : RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE AVEC NICOLAS ERRERA, FREDERIC LOPEZ & BRUNO SOLO
Dans RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE, l’animateur Frédéric LOPEZ embarque avec un invité, souvent un comique ; Départ pour des pays lointains synonymes de rencontres avec l’habitant, d’émotions, de révélations de civilisations et de traditions menacées. Pour le voyageur, il s’agit d’une occasion unique de partager les activités d’un peuple et d’en découvrir l’environnement toujours surprenant. D’où des situations inattendues voire insurmontables pour le visiteur qui s’en tire parfois par son sens de l’humour. Proche du documentaire, l’émission attire aussi l’attention par la qualité de sa bande sonore. Jusqu’au voyage de Muriel ROBIN en Namibie, elle était essentiellement composée de musiques préexistantes ; Des choix judicieux que l’on doit à la complicité avec Thomas JAMOIS du label Naïve. Puis, un jour, Patrick TIMSIT a proposé à Frédéric LOPEZ d’ouvrir l’émission aux musiques originales de Nicolas ERRERA, un compositeur qu’il connaît bien. L’animateur a alors tellement aimée la musique du PAPILLON qu’il en a glissé des extraits sur l’escapade de Patrick TIMSIT en en Indonésie. Surtout, il a proposé à Nicolas ERRERA d’en composer de nouvelles pour ce volet et les suivants : Avec Charlotte de TURCKHEIM chez les Nénètses. Et la dernière, avec Bruno SOLO chez les cavaliers mongols, dont la diffusion coïncide avec la sortie en coffret dvd des émissions avec Muriel ROBIN en Namibie et Patrick TIMSIT en Indonésie. A l’occasion de cette double actualité, nous avons interrogé Frédéric LOPEZ et Nicolas ERRERA sur leur collaboration et l’avenir musical d’un programme qui continue de tenir toutes ses promesses. En bonus, nous avons recueilli les impressions de Bruno SOLO sur son voyage en Mongolie ; Rencontres avec des voyageurs connues autour d’espaces ouverts à la musique !

Des Musiques Préexistantes Aux Compositions Originales
Frédéric LOPEZ, pour quelle raison avez-vous d’abord utilisé pour la bande son, jusqu’à l’émission avec Muriel ROBIN en NAMIBIE, des musiques de sources qui ne viennent pas des pays visités ?
FL) Au départ, les producteurs de l’émission ne voulaient pas ce que l’on appelle des musiques d’ascenseurs, que l’on entend souvent sur des documentaires. Nous sommes partis du principe que, au même titre que nous nous rendons en terre inconnue avec nos bagages, nous allions y emmener nos musiques. C’est pour cette raison que nous avons mis sur les premières émissions uniquement des musiques de source et des thèmes pop.
Quels ont été les éléments déclencheurs de l’ouverture aux musiques originales à partir de l’épisode avec Patrick TIMSIT ?
FL) Il se trouve qu’avec les problèmes de droits, il devenait très compliqué d’obtenir un réservoir de musiques pop. D’autant qu’elles ne représentent pas forcément des tubes connus du grand public. Nous sommes alors passés d’une bande son composée uniquement de musiques de sources à un mélange avec des thèmes originaux. Ce changement s’est effectivement produit à partir de l’émission avec Patrick TIMSIT en Indonésie et l’arrivée de Nicolas ERRERA, un véritable compositeur de musiques de films. J’avoue que je suis très content de ce mélange entre des chansons sur les séquences d’hélicoptère et des musiques originales sur les autres images.
Nicolas ERRERA, qu’est-ce qui vous a attiré dans cette émission ?
NE) Deux choses : D’abord le concept de base qui consiste à montrer la rencontre d’un occidental avec une tribu qu’il ne connaît pas. Que ce soit une personne célèbre ou pas n’a aucune d’importance ; L’intérêt se trouve davantage au niveau de sa participation à une expérience au cours de laquelle, on ne donne pas de leçon et on ne porte aucun jugement. Ensuite, j’apprécie le parti pris musical de l’émission, qui n’apparaît pas du tout ethnique ou pseudo ethnique. La bande musicale est composée de chansons pop ou de musiques préexistantes et, de plus en plus, de thèmes originaux.
Frédéric LOPEZ & Nicolas ERRERA, comment s’est passée votre rencontre ?
FL) Nous avons été mis en relation par Patrick TIMSIT, qui m’a fait écouter plusieurs musiques de films de Nicolas ERRERA. En particulier LE PAPILLON dont nous avons repris certains thèmes sur les images filmées en Indonésie. II m’a d’ailleurs fait un grand compliment le jour où il m’a dit que, grâce à RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE, il composait des musiques pour des films de la trempe de OUT OF AFRICA ; Les films français étant souvent tournés en intérieurs, il n’en n’existe aucun avec de tels décors naturels, des vues aériennes et donc de pareilles musiques. Grâce à cette émission, il avait l’impression de travailler pour Hollywood ; Ce qui m’a fait extrêmement plaisir ! D’ailleurs, quand il travaille pendant une semaine sur une musique et qu’il me l’a fait écouter, je ne peux que trouver son travail génial, tout comme lui !
NE) Patrick TIMSIT a parlé de moi car, étant le compositeur des musiques de ses films QUELQU’UN DE BIEN et L’AMERICAIN, il me connaît bien. Frédéric LOPEZ m’a alors contacté pour me demander si j’aimerais composer des musiques pour l’émission chez les hommes fleurs. Nous nous sommes rencontrés et j’avoue que nous avons eu un excellent contact. C’est vrai que j’aime l’aspect documentaire qui, en plus de laisser de la place pour la musique, me permet de composer dans des styles que, souvent, je ne peux pas toucher au cinéma. Surtout dans les films français, le plus souvent des films d’auteurs basés sur des dialogues ou une situation de comédie dans lesquels le compositeur doit se placer en retrait. Ils comportent rarement d’images de paysages aussi larges, idéales pour un compositeur qui recherche surtout de la place pour sa musique.
De quelle manière travaillez-vous ensemble ?
FL) Nous discutons beaucoup dès que je rentre de tournage. Je parle à Nicolas ERRERA, avec des mots simples, de mon ressenti sur le tournage. Après notre première discussion, Nicolas ERRERA visionne les premières images et commence à écrire des thèmes. A nouveau nous en discutons. II m’arrive aussi de lui faire des gestes, par exemple souffler pour lui demander de me proposer une musique différente. Très gentiment, au lieu de me dire que je n’y connais rien, il réponds que j’approche la musique d’une manière organique. Dans un deuxième temps, il compose à l’image près.
NE) Je dois avouer que les images m’inspirent beaucoup pour la composition de thèmes souvent orchestraux, proches de la musique de films traditionnelle. Je trouve très intéressant pour un compositeur qu’il y ait de la place pour de la musique dans une telle émission. Cela signifie qu’il y a de la place pour les grands espaces, les belles images et, forcément, les musiques s’en ressentent.
Patrick TIMSIT Chez Les Hommes Fleurs En Indonésie
Est-ce Frédéric LOPEZ qui vous a demandé d’utiliser le thème de La Grande Ourse extrait du PAPILLON sur l’émission avec Patrick TIMSIT ?
NE) Comme nous manquions de temps, et qu’il recherchait des thèmes déjà existants, je lui ai fait écouter la musique du PAPILLON. Je pensais qu’elle fonctionnerait bien sur les images de Patrick TIMSIT en Indonésie. II se trouve que Frédéric LOPEZ l’a appréciée et a voulu l’utiliser. J’ai accepté car je suis tout à fait favorable pour que les musiques de films vivent au delà du cinéma ; L’utilisation du PAPILLON sur RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE constitue un excellent exemple !
Peut-on dire que le thème de la Grande Ourse, extrait du PAPILLON, participe à l’aspect émotionnel du film ?
NE) J’ai beaucoup travaillé l’aspect émotionnel qui vient, entre autres, de ce thème. Mais j’en ai composé d’autres qui apportent également de l’émotion sans apparaître pathétique. L’idée consistait à doser l’émotion dans la bande sonore pour ne pas faire une musique fleur bleue.
Avez-vous travaillé d’une manière particulière la musique originale sur les images de la forêt indonésienne ?
NE) J’ai essayé chaque fois de m’adapter à l’image, aux couleurs et aux décors ; Tous ces éléments m’inspirent pour la musique. Les images montraient une forêt vierge, un environnement assez claustrophobe comparé à d’autres décors, le désert ou la Sibérie par exemple. J’ai pensé qu’il fallait en sortir au niveau musical. Je l’ai fait en composant des musiques légères et minimales qui interviennent par petites touches, avec des pizzicato et des cordes pincées. Je trouve que cela convenait bien avec Patrick TIMSIT puisqu’il y a également un aspect comédie quand il se trouve dans la forêt.
Pensez-vous que le rire permet à certains invités, par exemple Muriel ROBIN et Patrick TIMSIT, de dépasser leurs limites ?
FL) Je pense que vous avez raison. Sur le tournage, j’ai un rôle de senseur car non seulement les invités ne savent pas où ils vont. Mais, en plus, ils ignorent ce qu’ils vont faire le lendemain comme dans une heure. Une chose très importante dans le concept de l’émission réside dans la réaction de l’invité pendant le tournage. Cela explique que, chaque fois qu’il essaye d’obtenir des informations d’une personne de l’équipe autre que moi, on lui répond comme un gimmick qu’on n’a pas le droit de lui dire ; Si on lui dévoilait le programme, cela fausserait la spontanéité du tournage. En Indonésie, Patrick TIMSIT marchait en souffrant dans la forêt sans savoir où il allait ; Ce qui est d’autant plus horrible qu’il ignorait combien de temps de marche il restait. C’est pour cette raison qu’à un moment il a craqué.
Charlotte de TURCKHEIM chez Les Nénètses
De quelle manière avez-vous retranscris le froid du grand nord sibérien ?
NE) II fallait une musique suffisamment puissante et profonde pour accompagner les Nénètses et leurs invités dans ce franchissement du froid et des steppes. J’ai d’abord composé de grandes plages de musiques, notamment pour l’arrivée dans le camp, qui correspondaient à l’immensité de ces paysages enneigés. Egalement une longue plage de 5 minutes pour la séquence de la transhumance. J’ai beaucoup aimé ces images sublimes de gens qui avancent dans le froid et dans les steppes sur de longues files indiennes au moment du déplacement du camp ; Cela m’a particulièrement inspiré au moment de la composition. Au niveau des orchestrations, on entend beaucoup de harpe, que je préfère à la guitare pour son spectre plus large. J’évite la guitare dans la musique de films car pour moi elle amène immédiatement un côté folk. Au contraire de la harpe qui reste dans son univers classique.
Avez-vous voulu faire une ouverture sur l’avenir en utilisant plus de percussions dans les thèmes de la fin de l’émission et un côté merveilleux ?
NE) II y a souvent le côté merveilleux. Frédéric LOPEZ et ses invités se rendent quand même dans des endroits très reculés. Au contraire d’une émission comme USHUAIA, il n’y a pas de campement arrière avec tout le matériel. IIs se trouvent vraiment au centre ensemble. II n’y a pas une énorme régie. C’est un petit commando qui se rend dans un endroit très reculé.
Recherchez-vous l’équilibre avec les musiques préexistantes ?
NE) Je m’y attache car je considère que cela entre dans mes prérogatives de compositeur sur cette émission. D’ailleurs, cet épisode me paraît très réussi d’un point de vue musical, avec une réelle cohérence entre les musiques préexistantes et mes compositions originales. En particulier, des gens ont proposé des musiques de sources par mon intermédiaire. L’idée consiste vraiment à faire de l’émission un espace de découverte d’un pays, d’une tribu mais aussi de musiques. Nous essayons, quand l’émission le permet, de faire découvrir des musiques ou des chansons pop que nous aimons. Cela a été le cas avec la chanson Angel ; Au point qu’au moment de composer la musique, je me posais la question de savoir si je devais, dans un soucis de cohérence, répondre à cette chanson.

Deux Rendez-Vous en DVD
Avez-vous fait un travail particulier sur les dvd des émissions avec Muriel ROBIN et Patrick TIMSIT ?
FL) Nous éditons ces dvd d’abord pour répondre à une très forte demande des téléspectateurs qui, parfois, n’avaient pas vu les films dans leur intégralité. Nous avons pris le temps de les concevoir et d’y inclure des bonus intéressants. En particulier, nous sommes allés montrer, grâce à Solène qui nous avait accompagnés en Namibie, le film aux Himbas dans leur village. Nous avons aussi intégré des images inédites de Muriel ROBIN au milieu de 60 otaries. En ce qui concerne le film avec Patrick TIMSIT, il y a une scène inédite et les coulisses du tournage dans lequel il raconte l’envers du décor de son voyage.
Imaginez-vous inclure sur les prochains dvd des suppléments consacrés à la musique et au travail de Nicolas ERRERA ?
FL) Je n’y avais pas pensé ; Mais il s’agit d’une excellente idée que je vais transmettre dès demain à la production et à Nicolas ERRERA. D’autant que je trouve qu’il est un compositeur talentueux et surtout un homme formidable ; Je suis fan de sa musique !
Bruno SOLO Chez Les Cavaliers Mongols
Frédéric LOPEZ, qu’avez-vous demandé à Nicolas ERRERA pour l’émission avec Bruno SOLO chez les cavaliers mongols ?
FL) Je me rappelle lui avoir dit que j’avais eu l’impression de vivre le tournage d’un film qui pourrait s’intituler OUT OF LA STEPPE ! Quelque chose de grandiose pour lequel Nicolas ERRERA répond par une musique gigantesque, notamment sur la séquence où Bruno SOLO et moi rencontrons Batbayar.
NE) Après l’Indonésie et la Sibérie, les steppes de la Mongolie avec les chevaux représentaient un tout autre univers. J’ai évidemment beaucoup travaillé l’aspect grands espaces en composant de grands thèmes symphoniques. Par exemple, j’ai composé pour la séquence où Bruno SOLO et Frédéric LOPEZ découvrent une course de chevaux dans les steppes, un thème à base de cor à la manière de John BARRY ; Un compositeur que j’apprécie particulièrement.
Comment se sont passés les 80 kilomètres à cheval en Mongolie avec Bruno SOLO ?
FL) Pour vous dire la vérité, ce jour là a été un cauchemar pour moi car j’étais malade, à tel point que j’avais l’impression de ne plus avoir de colonne vertébrale. Au final, les images au ralenti subliment cet escapade à cheval. J’ai donc adoré faire du cheval en Mongolie. Mais je crois que cela a été trop brutal d’un coup ! Au contraire de Bruno SOLO qui, habitué à l’équitation, a beaucoup apprécié ce parcours.
Comment voyez-vous l’évolution de la place pour la musique au bout de trois épisodes sur lesquels vous avez collaborés ?
NE) Nous sommes en constante progression ! Frédéric LOPEZ pense de plus en plus à la musique en période de montage. Progressivement, nous arriverons à créer un style sonore propre à cette émission qui rencontre chaque fois un large public. D’ailleurs, nous sommes en train de faire évoluer notre travail pour que les musiques préexistantes représentent davantage des découvertes. Maintenant, chaque film est différent : II faut chaque fois s’adapter aux décors, aux couleurs.
Accepteriez-vous de partir avec Frédéric LOPEZ pour un voyage en terre inconnue ?
NE) S’il me le demandait, je lui répondrais banco ! Je trouve qu’il a eu une superbe idée en créant cette émission dont l’idée de base ne peut faire que rêver ! D’ailleurs, les réactions des invités, et le succès auprès du public, le prouvent à chaque nouvelle diffusion.
Frédéric LOPEZ, quel impact apporte selon vous les musiques de Nicolas ERRERA ?
FL) Je suis très satisfait car, selon moi, elles subliment les images de nos terres inconnues.
Bruno SOLO Et Batbayar
En complément des propos de Frédéric LOPEZ et Nicolas ERRERA, nous avons recueilli les impressions du comédien Bruno SOLO sur sa rencontre avec Batbayar ; L’éleveur de chevaux charismatique qu’il a rencontré en Mongolie.
Quelles images retenez-vous de Batbayar ?
BS) J’ai beaucoup apprécié sa façon de nous transmettre son savoir, même si cela a été rude au départ. Je crois qu’il a voulu nous montrer que ce qu’il vivait au quotidien se méritait. D’ailleurs, nous l’avons vraiment aidé dans ses travaux comme, par exemple, aller chercher de l’eau. C’était autant de travail qu’il ne donnait pas à ses frères qui, pour le coup, l’aidaient à ramener les poulains. Avec ses mots à lui, Batbayar nous a fait comprendre qu’il voulait que nous travaillions correctement. Au bout du compte, c’est quelqu’un de très sensible, délicat, doux et moqueur ; Une des caractéristiques des mongols que nous avons souvent vu se charrier, s’envoyer des blagues entre eux. Je lui suis très reconnaissant de nous avoir montré avec autant de force et de pudeur son pays.
Comment avez-vous réagi lorsqu’il a pleuré devant vous ?
BS) Avec une émotion très forte ! Souvent, Batbayar avait le réflexe de se cacher derrière son chapeau, notamment quand il voit son père. Pour le coup, je ne pense pas que dans sa philosophie, ce soit une faiblesse de pleurer. D’ailleurs, moi qui suis quelqu’un qui pleure beaucoup et facilement ; Cela ne m’a jamais donné l’impression d’apparaître faible ou susceptible. De même, je pense que Batbayar est bouleversé quand il dit que, dorénavant, seul le vent pourra monter sur son cheval ; Une phrase très belle qui prend un écho particulier dans les paysages mongols. Il prononce ces mots avec toute la violence et la passion de son cœur en train d’éclater. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle les mongols les hommes centaures !
Qu’avez-vous appris de Batbayar ?
BS) II n’a fait que confirmer des choses qui font partie de ma nature, des valeurs qui me font avancer dans la vie. C’est à dire aimer l’autre, lui prêter une grande attention, toujours avoir l’humilité d’apprendre de nouvelles choses. Pour moi, apprendre de l’autre, c’est aussi le comprendre et pouvoir l’aider quand il en a besoin. Batbayar n’a conforté dans mon sentiment que l’on appartient tous à la même planète, et que l’on se retrouve dans les mêmes émotions.
Propos recueillis à Paris les 26 novembre et 3 décembre 2007.
RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE : Muriel ROBIN chez les Himbas en Namibie et Patrick TIMSIT chez les Hommes-Fleurs en Indonésie ; Coffret double dvd disponible chez France Télévisions distribution.
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Cette page a été modifiée pour la dernière fois le mercredi, 26 décembre 2007