FREDERIC PORTE ET DIDIER ALBERT, UN MYSTERE AUX PARFUMS CELESTES !
En 1980, une violente secousse surprend l'équipage et les passagers d'un avion reliant Paris à Marseille. 20 ans plus tard, la jeune Laure de Lestrade voit ressurgir ses souvenirs d'enfance à travers une succession de dessins géométriques accompagnés d'une phrase disant que nous devons nous retrouver ! Pour Laure, commence un parcours à la limite des mondes parallèles pour retrouver un passé révolu, et peut-être une mère. Compositeur emblématique de TF1, pour lequel il est toujours ravi de travailler, Frédéric PORTE signe pour la quatrième année consécutive la musique d'une série d'été. Fort de leurs collaborations précédentes, le compositeur et le réalisateur se sont entendus sur une musique à la fois romantique et céleste; Une référence presque obligatoire par l'importance donnée dans l'intrigue aux crop circles, des ronds dans des champs de blé. Frédéric PORTE a composé sur Laure un thème principal très plaisant, mélodique, enrichi par des cordes gracieuses et un piano nostalgique. Il a ensuite développé à l'image une partition toujours mélodique, notamment sur les scènes d'action dont les notes rappellent certaines musiques d'Hans ZIMMER. Mais aussi sur des scènes plus graves, fantastiques, dans lesquelles la tension, la gravité et parfois le lyrisme dans la voix d'une jeune roumaine, trouvent leur place. Passé à l'école de Jacques DEMY dans les années 1980, Didier ALBERT parle avec fougue de son rapport à la musique, de sa collaboration avec Frédéric PORTE; Un compositeur qui, fidèle à son approche instinctive, nous dévoile quelques clés d'une partition aussi profonde que mystérieuse et émouvante. En complément, 3 actrices nous parlent de leurs rôles.

Didier ALBERT, Marisa BERENSON & Frédéric PORTE
Souvenirs & Hommage
Didier ALBERT, quel souvenir gardez-vous de votre collaboration avec Jacques DEMY ?
Didier ALBERT Un souvenir plus qu'attendri. J'ai travaillé avec lui sur UNE CHAMBRE EN VILLE, intervenant avant le tournage, sur la mise en œuvre de la partie musicale de la réalisation; Un travail passionnant avec le compositeur Michel COLOMBIER et les comédiens chanteurs, parmi lesquels Danielle DARRIEUX. Cette collaboration a représenté un bonheur. J'ai d'ailleurs trouvé qu'il s'agissait d'un très beau film dont je me rappelle encore certaines paroles "Police, Milice. Flicaille, Racaille". Jacques DEMY était une personne particulièrement attachante, convaincante; Nous travaillions dans le charme, l'élégance et l'envie.
Vous est-il déjà arrivé de lui rendre hommage ?
DA Justement, dans MYSTERE, je me suis amusé à lui glisser un hommage direct dans le premier épisode, sur la séquence de la soirée du Général. Lorsque l'on voit Toinette chercher sa sœur Erika pour lui demander d'où elle connaît la personne qui s'occupe des crop circles à la faculté. A ce moment, Erika discute avec un marin à pompons lui confiant avoir été basé à Cherbourg.

Après Les Dolmen, Les Crop Circles !
Didier ALBERT, avez-vous accepté immédiatement de réaliser MYSTERE, série sur laquelle vous remplacez, comme DOLMEN, un autre réalisateur ?
DA Oui, car le tournage ayant déjà commencé, je n'avais pas de temps à perdre ! Je n'étais inquiet ni par les auteurs Franck OLLIVIER et Malina DETCHEVA, qui avaient déjà écrit ZODIAQUE ni par le sujet de la série qui, je le savais, était intéressant.
Est-ce vous qui avez choisi Frédéric PORTE pour, comme DOLMEN, composer la musique ?
DA Je revendique le choix d'un compositeur dont j'ai toujours aimé la musique.
Mais son attention à mes remarques, mes demandes. Ce qui évite les déceptions.
Ici, comme je voulais avant tout réaliser une série romantique et céleste, je ne souhaitais pas d'une musique ni de terreur ni de thriller. Même si on trouve forcément des thèmes de suspense et d'angoisse, en ce qui concerne les thèmes principaux, je lui ai demandé de privilégier les thèmes lyriques et célestes; Ce qu'il a parfaitement intégré dans sa composition.
Frédéric PORTE, comment avez-vous abordé cette série ?
Frédéric PORTE Le travail sur une telle série est toujours difficile. Sur MYSTERE, nous nous sommes mis assez tôt d'accord sur la direction musicale. Il faut dire qu'il devait continuer de tourner et disposait donc de moins de temps pour que l'on se rencontre pour discuter de la musique. Nous avions néanmoins l'avantage d'avoir déjà travaillé ensemble; Il me connaît comme je sais ce qu'il attend de la musique.
Avez-vous mis en avant, plus que d'habitude, le piano dans le thème principal de Laure ?
FP La série appelait ce thème très romantique mais aussi touchant. Il contient encore une part de nostalgie car Laure, seule dans cette maison face aux photos de sa mère, se remémore toute son enfance. Ce qui explique la consonance nostalgique, que j'amène de manière instinctive par l'utilisation du piano. Maintenant, même si on entend beaucoup le piano sur Laure, je ne l'ai pas mis en avant plus que d'habitude.
A quel moment avez-vous commencé la composition ?
FP En février, en trouvant le thème principal alors que je composais la musique d'HUBERT ET LE CHIEN avec Christophe DECHAVANNE. Je l'ai maquetté puis fait écouter une première fois à Didier ALBERT. J'ai ensuite écrit les parties de cordes, enregistrées à Sofia et je suis descendu sur le tournage dans le sud de la France le faire écouter à Didier ALBERT, qui a été satisfait. Tout comme Takis CANDILIS, le directeur de la fiction de TF1. Il s'agit d'un thème principal que l'on entend moins que dans les autres séries, notamment DOLMEN, plus proches des sagas. Cette série nécessitait d'autres thèmes, d'autres univers musicaux, d'où une partition de plus en plus tendue au fil des épisodes, qui monte en rible jusqu'à un dénouement assez explosif. Pour toutes ces raisons, cette musique a représenté pour moi beaucoup de travail et d'intérêt.
Un Soupçon De Science Fiction
Avez-vous abordé d'une manière particulière la scène d'ouverture dans l'avion, pour laquelle vous avez composé une musique assez grave ?
FP Sur cette séquence, je commence par une musique apaisante sur le thème principal; Une façon pour moi de marquer d'avantage le contraste avec la violence de la séquence suivante. Quand on pense que l'avion va se scratcher, le mystère commence vraiment ! Il s'agit d'une séquence à la limite de l'ésotérisme, un genre très rare à la télévision pour lequel je n'avais encore jamais écrit de musique. D'ailleurs, quand j'entendais parler de la série, avant que Didier ALBERT ne me contacte, j'étais très malheureux de ne pas en être le compositeur; J'ai donc été doublement heureux quand il m'a appelé ! Avec Didier ALBERT, nous avons collaboré sur des comédies, des polars mais jamais sur film qui mélange romantisme et de science fiction.
DA Pour moi qui ai déjà réalisé beaucoup de films dans des genres très différents, je suis très heureux d'avoir réalisé cette série. Elle me permet d'aborder des sujets jamais encore traités dans ma carrière; Ce qui est très agréable !
Etait-il important que les cordes jouent dans les vibratos ?
FP Les cordes sont souvent jouées avec du vibrato mais pas plus que d'habitude. Au contraire, dans la plupart des musiques, j'ai demandé aux musiciens de faire peu vibrer les cordes pour garder cette ambiguïté entre l'émotion et la tension.
La mélodie est-elle pour vous indispensable, comme dans la course poursuite entre Laure et Thierry Courcelles ?
DA Je déteste les thèmes sans mélodie ! Moi, la musique me plait quand elle apporte un supplément par rapport à l'image. Je n'aime pas du tout quand elle soutient l'image, ce dont j'espère elle n'a pas besoin. C'est vrai que dans ce genre de scène, comme la course poursuite, la musique donne un côté jouissif de l'envie qu'on a de voir l'image.
FP Il s'agit d'une musique d'action exaltante. C'est à dire un thème bref, pas développé, mais dont on se souvient toujours de la mélodie même courte, jamais de la couleur, de la rythmique. J'aime beaucoup ce genre de thème mélodique et très harmonisé, souvent entendu chez des compositeurs comme Hans ZIMMER, par exemple dans THE ROCK. Je suis donc très reconnaissant à Didier ALBERT de m'avoir donné la possibilité de le composer.
Pourquoi détachez-vous les violons, sur certaines séquences comme celle du dossier médical ?
FP Pour appuyer l'expression du personnage, en l'occurrence de Laure. Ce que m'ont permis les 12 premiers violons de l'orchestre qui, en se détachant, apportent ce côté expressif que l'on retrouve souvent chez les cordes; Particulièrement dans le violon solo, que je n'ai pas utilisé sur cette musique.
Quel est le rôle de la musique assez obsessionnelle avec en contrepoint le thème de Laure, des percussions et des bruits, sur la scène du couvent ?
DA J'aime beaucoup cette musique malgré qu'au départ, pour moi, la scène n'en avait pas besoin. En même temps, il aurait été dommage de ne pas en mettre, d'autant qu'ici la musique pousse encore plus l'image, rendant la scène complètement céleste; Ce que je trouve formidable.
FP Il s'agit d'un thème important de la partition car si on l'entend effectivement sur la scène du couvent dans le deuxième épisode, il revient assez souvent dans les suivants. En ce qui concerne les bruits, particulièrement les cloches, ils ne font pas partie de la musique. Mais ils s'y intègrent parfaitement car le couvent est un lieu qui se prête à la réverbération sonore.
Pour quelle raison n'entend-on pas de thème sur le personnage d'Irène interprété par Marisa BERENSON ?
DA Frédéric PORTE avait composé un thème qui, à mon avis, n'apportait pas de supplément par rapport à l'image d'Irène dans la première partie de la série; Je ne l'ai donc pas utilisé sur les premiers épisodes. Par contre, je m'en suis servi sur les épisodes où il apportait un supplément d'informations sur le personnage. Il s'agit d'une musique qui se dévoile en même temps que la véritable personnalité d'Irène.
FP Irène représente un personnage froid, trouble qui se découvre et évolue au fur et à mesure des épisodes, ce qui appelait un développement au niveau musical.
Utilisez-vous, à la fin du 2ème épisode sur la scène du crop circle une voix solo par rapport à la jeune Astrid ?
FP Je l'utilise de manière purement esthétique, nullement comme un élément parallèle du personnage d'Astrid, effectivement important dans cette séquence finale. Il s'agit de la voix, très sympathique, d'une chanteuse roumaine rencontrée à Paris.
Pensez-vous que, dans cette même scène, le piano apporte un caractère obsessionnel ?
FP Le piano évolue d'une manière assez répétitive, comme lorsque l'on rentre dans l'intériorité de Laure découvrant le mystère entourant la disparition de sa mère, dans le premier épisode. Dans le deuxième, la musique intervient un cran au-dessus.
DA J'aime bien ce côté obsessionnel de la musique que je renforce au montage lorsqu'il fonctionne avec les images.
Didier ALBERT, avez-vous assisté aux enregistrements de la musique ?
DA Je n'en ai malheureusement pas eu le temps. Maintenant, j'ai déjà assisté à des séances alors que je travaillais avec d'autres compositeurs. Je dois dire que j'adore arriver dans un studio et voir un orchestre jouer sur mes images.
FP Nous avons enregistré la partie orchestrale à Sofia, comme j'en ai l'habitude. Sauf que là, nous l'avons fait sur beaucoup de jours et en plusieurs sessions jusque la mi-juin, au fur et à mesure de l'avancement du tournage et du montage des épisodes.
Frédéric PORTE, vous rendez-vous sur les tournages ?
FP Je crois qu'un musicien n'a pas trop sa place sur le tournage d'un film et d'ailleurs j'y vais très rarement. Sur MYSTERE, j'ai été très content de m'y rendre car, d'abord, le décor était très joli et l'ambiance agréable. Surtout, j'ai pu rencontrer Didier ALBERT qui n'avait pas le temps de se déplacer à Paris; J'avais hâte de lui faire écouter mes musiques, de recueillir son avis pour continuer de composer.
Que retenez-vous de cette nouvelle collaboration ?
DA D'avoir eu raison de faire confiance une fois de plus à Frédéric PORTE. Ce rapport avec le compositeur est très important pour moi; Il me permet de ne pas être stressé par l'aspect musique de mon engagement avec le diffuseur de lui livrer pour l'été une série complète. Frédéric PORTE a été parfait car il a composé des musiques que j'aime. Mais, en plus, je suis persuadé que, jusqu'au bout, il me livrera à temps ses musiques pour 12 épisodes de 52 minutes; Ce qui demande, en plus du talent, une rare capacité de travail. Ce qui ne nous empêche pas, évidemment, de discuter des musiques sur lesquelles nous ne sommes pas d'accord !
FP Je suis très satisfait de notre dernière collaboration à ce jour. D'autant que, pour la première fois, on m'a donné la chance de composer pour un film presque de science fiction dont je suis un grand fan. Pour toutes ces raisons, je pense que je garderai un souvenir particulier, touchant de notre travail sur MYSTERE dont j'espère que la musique dégage un parfum céleste !
3 COMEDIENNES DEVOILENT UNE PART DE MYSTERE !
Pour la première fois, nous vous offrons en bonus une rencontre avec quelques comédiennes de la série.
Toinette LAQUIETE joue Laure de LESTRADE, l'héroïne principale.
D'où venez-vous ?
Toinette LAQUIERE Originaire de Foix par mon nom, je viens du Poitou par ma maman et d'Algérie par mon père. Vous me connaissez peut-être par LE MAITRE DU ZODIAQUE; Je jouais le rôle assez tragique de Léa DAGUERRE, la maman de Lucie, une fillette qui disparaît. Même s'ils ne me l'ont pas dit, les auteurs de MYSTERE ont certainement pensé à moi pour Laure en voyant les rushes de cette série.
Quelles sont les caractéristiques de votre personnage ?
TL Laure est un antihéros, dans lequel j'ai essayé d'amener de la modernité, du naturel et de l'innocence, ce qui pour moi correspond le mieux. Elle m'a touché par son intelligence, sa brillance, ses connaissances et son aptitude à les apprécier. Je la trouve très à l'écoute des autres, pouvant exprimer de la compassion comme du pardon. Elle dégage en apparence une certaine paix. Toutefois, à partir du troisième épisode, beaucoup d'évènements vont créer des fissures en elle. Ce qui va la pousser à s'interroger sur elle-même, à perdre de son innocence pour, peut-être, découvrir qui elle est vraiment. Elle possède le courage que l'on peut tous rencontrer à certains âges charnières de la vie de découvrir sa véritable personnalité. Elle a vécu beaucoup d'évènements, a souffert également. Mais elle continue de vouloir y croire tous les jours. A travers son parcours, malgré tout ce qu'elle va découvrir au fil des épisodes à travers les gens et la vie, elle délivre un message d'espoir.
Avez-vous découvert des choses de votre personnalité en jouant ce rôle ?
TL Je me doutais qu'il allait se passer quelque chose sur 7 mois de tournage, les difficultés de se lever tous les jours à 5 heures et de travailler avec une équipe. Au début, ayant vu Claire KEIM sur LE MAITRE DU ZODIAQUE, je ne pensais pas que je serai capable de tenir le rôle principal sur une telle série; J'avais donc très peur de m'engager. En même temps, à la lecture du scénario, mais aussi par la confiance que m'accordait Takis CANDILIS, je ressentais une envie de relever le défi ! Au départ, il me paraissait tellement difficile de jouer un personnage sur la longueur qu'il fallait que je garde une cohérence pour qu'apparaisse, sur la longueur, une évolution; Ce à quoi je tenais beaucoup comme toute l'équipe d'ailleurs. Didier ALBERT a été tellement formidable que je me suis abandonnée à sa direction. Je lui ai fait totalement confiance, ce qui était nouveau dans mon expérience avec un réalisateur et en même temps très enrichissant.
De quoi avez-vous envie aujourd'hui ?
TL Après ce long tournage, d'abord de vacances ! Ensuite, j'aimerais jouer dans une comédie. Plus tard peut-être dans une autre saga; Un format que j'aime car il permet de développer un personnage sur la longueur. Pour moi, un rôle dans une saga constitue un cadeau !
Marisa BERENSON joue Irène de LESTRADE, tableau vivant et secret de l'idéal féminin.
Par quels mots définiriez-vous Irène ?
MB Il s'agit d'une femme très mystérieuse dont le comportement évolue au fur et à mesure des épisodes. Elle est très amoureuse de son mari le Général Guillaume de LESTRADE, qui l'avait quittée pour vivre avec la mère de Laure. Elle a donc été trahie par son mari et vécu, comme beaucoup de femmes, des moments très difficiles mais a tout pardonné par amour. Si elle vit dans une angoisse permanente, c'est qu'elle craint de le reperdre au cas où cette femme réapparaîtrait; Une idée qui la perturbe beaucoup.
Qu'est-ce qui vous a séduit en elle ?
MB Son côté étrange, presque double, qui m'a conduit à travailler sur de multiples facettes. Il s'agit d'une personne très énigmatique, intérieure, ce qui m'amuse toujours à jouer. Rien d'elle n'apparaît au premier degré; Tout se joue dans la couleur, la profondeur, les non-dits. Jusqu'à la révélation finale dans les derniers épisodes, Irène reste sur la surface, toujours élégante et féminine, presque comme une jeune fille qui continue de séduire son mari. Ce que j'ai travaillé au niveau de ses vêtements, aux couleurs très légères, très claires, créés par mon ami Luisa BECCARIA.
Que représente Laure pour Irène ?
MB La fille de cette femme qu'a aimée, et qu'il affectionne peut-être encore, son mari. Irène a été contrainte de faire abstraction de Laure et de vivre avec cette enfant née d'une liaison adultérine pour récupérer son mari. Dans le cas contraire, elle serait devenue folle.
Aviez-vous déjà joué pour la télévision ?
MB J'ai souvent joué dans des mini-séries américaines, notamment SURSIS POUR L'ORCHESTRE où j'avais Vanessa REDGRAVE comme partenaire; L'histoire d'un orchestre de femmes qui a survécu à Auschwitz en jouant pour les nazis. Pour la télévision italienne, j'ai tourné LE GACHIS dans lequel je jouais la vie d'une femme sur 30 ans, pendant la montée du faschisme; Il s'agit d'un de mes plus beaux rôles. En France, j'ai joué dans BEL AMI d'après Maupassant et récemment MAFIOSA LE CLAN.
Etes-vous sensible à l'aspect fantastique de la série ?
MB Très car, dans la vie, je suis passionnée par tout ce qui touche au futur. Ce qui correspond à une particularité du verseau, mon signe astrologique. Partant du principe que tout existe dans la vie, je crois à l'ésotérisme, la réincarnation. Pour moi, nous ne sommes pas seuls dans l'univers !
Comment s'est passée votre collaboration avec Didier ALBERT ?
MB J'ai beaucoup aimé travailler avec lui. En plus d'être sensible, drôle et raffiné, il possède une capacité incroyable d'abord d'action et de rapidité. Il sait exactement ce qu'il veut faire et a réussi à réaliser un film dont l'énergie, la façon de filmer très aérienne se rapprochent des programmes américains. Je trouve que, dans sa mise en scène met en valeur tous les comédiens, ce qui devient rare aujourd'hui.
Fanny COTTENCON joue Anne de LESTRADE, la mère de Laure
Comment définissez-vous votre personnage ?
FC La maman de Laure a créé par sa disparition une souffrance, une perplexité, des interrogations et une colère chez sa fille. Il s'agit d'une femme qui reste mystérieuse très longtemps dans la série, et ne se matérialise que dans les derniers épisodes. Anne représente en fait pour Laure sa vérité.
Jouer à nouveau dans une saga d'été représentait-il une envie ?
FC Je m'amuse beaucoup à jouer dans ces séries, comme précédemment 3 FEMMES UN SOIR D'ETE dont je garde un souvenir agréable. J'étais donc très heureuse de participer, de manière exceptionnelle à cette nouvelle série, ma première sur TF1. J'ai accepté car je trouvais le scénario poétique, haletant et bien écrit. Comme toujours dans ce genre de films, il fallait un metteur en scène qui possède, comme Didier ALBERT, une énergie folle. J'avais d'autant plus besoin qu'il m'apporte une force que je ne tournais que par intermittence.
Avez-vous tourné des scènes avec Toinette LAQUIERE ?
FC Bien sûr. D'ailleurs, je l'ai trouvée courageuse dans son cœur de tenir un tel personnage sur la longueur; Elle me touche donc beaucoup !
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Entretiens réalisés à Paris le 23 mai 2007.
Cette page a été modifiée pour la dernière fois le lundi, août 20, 2007