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| Musiques De Films & Chansons : Bandes Originales De Films mélangeant musiques et chansons ou disques de reprises de chansons de films ! Dans les bacs LES DESCENDANTS (THE DESCENDANTS) À Hawaï, lorsque sa femme est hospitalisée, Matt King (Georges CLOONEY) essaye de se rapprocher de ses deux filles, Scottie et Alexandra. Il apprend du même coup que sa femme avait un amant. Bouleversé, Matt part, avec ses deux filles, plus qu’à la recherche de l'amant de sa femme, sur le chemin de la reconstruction familiale. Le réalisateur Alexander PAYNE (M. SCHMIDT avec Jack NICHOLSON) s’est dit que, pour illustrer musicalement une histoire se déroulant à Hawaï, le plus simple consistait à rendre hommage aux artistes locaux. Il s’agit d’un choix respectable quoique discutable car un compositeur extérieur aurait pu s’en détacher par une partition qui aurait agi davantage en contrepoint du scénario. C’est ainsi que l’on retrouve donc toutes une série de musiques des îles, à commencer par plusieurs morceaux du grand guitariste et chanteur hawaïen à la voix de velours Gabby PAHINUI ; des morceaux évidemment à base de guitare qui évoquent sans équivoque l’humeur et la douceur de vivre dans les îles. Il s’agit souvent de chansons romantiques, légères comme Kaua ‘I Beauty, Ka Makani Ka ‘Ili Aloha ou plus mélancoliques, plus profondes comme Wai O Ke Aniani mais aussi Leahi. Dans le même registre des chansons sentant bon les îles, on trouve le joli duo ‘Ulilie par Dennis KAMAKAHI et David KAMAKAHI), Ka Loke par Makaka Sons accompagné par la voix très pure, très perçante de Dennis PAVAO, un artiste à l’origine de la renaissance de la musique hawaïenne dans les années 1970, Hi’ilawe par Sonny CHILLINGWORTH et encore la kitchissime Mom par la chanteuse locale Lena MACHADO. Plus qu’une partition originale, le réalisateur a donc choisi des musiques de sources, des chansons mais aussi des instrumentaux qui agissent en parallèle des sentiments des personnages. C’est notamment le cas sur les musiques aériennes et touchantes du duo de guitaristes George WINSTON et Keola BEAMER (Kalena Kai), également sur Auwe par Ray KANE, un des maîtres de la guitare hawaïenne, Hawaiian Skies par Jeff PETERSON, le très beau ‘Ima Au Ia ‘Oe par Keola BEAMER, Paka Hui par Ozzie KOTANI et Daniel HO, Hapuna Sunset par Charles-Michael BROTMAN, le rafraichissant et verdoyant Deep In An Ancient Hawaiian Forest par MAKANA et le plus jazzy Ka Mele Oku’u Pu ‘Uwai par Sol Hoopii’s Novelty Trio. Moins anecdotique qu’il n’y parait, ce disque permet de découvrir en profondeur une musique souvent méconnue voire moquée et pourtant très riche, tellement harmonieuse. Au final, plus qu’une compilation, il s’agit véritablement de la bande originale d’un pays, d’un rêve de paradis, de vacances, de dépaysement…musical compris… bref d’Hawaï ! THE DESCENDANTS, bande originale du film d’Alexander PAYNE, avec George CLOONEY, Shailene WOODLEY, Beau BRIDGES, Robert FORSTER, Judy GREER, musiques diverses – Sony classical 
EMILIE JOLIE Les enfants d’hier, devenus les parents d’aujourd’hui, connaissent les chansons mais pas forcément l’histoire de cette petite fille qui, la veille de la rentrée des classes, traverse les pages d’un livre. Philippe CHATEL, qui avait déjà côtoyé le cinéma et la télévision avec Jean-Michel RIBES (CHACUN POUR TOI en 1994), a repris sa partition de la fin des années 1970. Il l’a enrichie de nouvelles chansons arrangés par Jean-François BERGER (le dernier album de Marc LAVOINE) et de morceaux additionnels où Damien ROCHE, fort de ses expériences avec Francis LAI et Michel LEGRAND, propose de courtes variations des mélodies d’origine qui, plus que les prolonger, ajoutent des sensations. Il propose ainsi des thèmes soit élégants soit effrayants (Chanson de L’Autruche Music Hall, Chanson De La Sorcière – Drama), profonds et joliment construits, avec parfois des références comme celle à Richard STRAUSS (Valse Sentimentale). Le film reprend donc les grands tubes originaux à commencer par, après une introduction plutôt pianissimo (Ouverture Chanson D’Emilie), le premier grand titre : la fameuse et très mélodique Chanson d’Emilie JOLIE Et Du Grand Oiseau, joliment interprétée par Camille TIMMERMAN, âgée alors de 13 ans, en duo avec Julien CLERC. On retrouve ensuite avec un immense plaisir la douce voix d’Henri SALVADOR qui introduit de manière aérienne La Chanson Du Petit Caillou avant que lui emboitent le pas, de manière plus bluesy Yves SIMON et Séverine VINCENT avant une reprise « Tendresse » très pianissimo, comme la chaude Chanson Finale, également interprétée par le regretté Henri SALVADOR. On entend encore Françoise HARDY qui, sur La Chanson De La Sorcière, chante de manière atmosphérique sur des notes mélancoliques. Et Sylvie VARTAN, qui reprend la très swing Chanson De L’Autruche où Philippe CHATEL s’amuse à détourner Georges GERSHWIN. L’autre grand titre, c’est la Chanson Du Hérisson par Georges BRASSENS, Henri SALVADOR et Camille TIMMERMAN ; une chanson festive reprise en Marche par Damien ROCHE. Enfin, on découvre une nouvelle version de La Compagnie Des Lapins Bleus, interprétée avec flegme par François-Xavier DEMAISON qui nous surprend en montant sur les notes un peu comme Robert CHARLEBOIS (l’interprète d’origine). Pour l’univers bucolique des lapins bleus, Jean-François BERGER a remplacé l’ambiance musette par des sonorités de jazz manouche. Les véritables nouveaux titres, écrits par Philippe CHATEL et Jean-François BERGER, sont interprétés par les comédiens doubleurs du film François-Xavier DEMAISON et Elie SEMOUN ainsi que Camille TIMMERMAN qui reprend, pour l’occasion, son rôle dans Quelque Chose Pour toi, une chanson au refrain entrainant. Puis, il y a La Chanson De Belzébuth par Elie SEMOUN, jazzy et rythmée dans laquelle la guitare et l’harmonica tiennent une place importante. Au final, on retrouve avec grand plaisir l’univers musical et poétique créé par Philippe CHATEL, joliment prolongé par les nouvelles chansons arrangées par Jean-François BERGER et les variations de Damien ROCHE. Plus que jamais, Philippe CHATEL nous emporte dans son rêve ; un rêve qui déborde notre vie… EMILIE JOLIE, bande originale du film de Francis NIELSEN et Philippe CHATEL, musiques et chansons originales de Philippe CHATEL – Sony music – 39:54 PARADISO HAYLEY WESTENRA ENNIO MORRICONE 
En plus de posséder une voix de diamant, Hayley WESTENRA, soprano néo-zélandaise, sait s’en servir pour transcender les genres, du classique à la musique de films (la chanson de THE NEW WORLD signée James HORNER). Il n’est alors pas étonnant que, pour son cinquième album studio, qui couronne 10 ans de carrière, elle choisisse de collaborer avec le légendaire Ennio MORRICONE. Celui-ci, qui a rarement accepté que des artistes posent leur voix sur ses musiques (hormis notamment Mireille MATHIEU dans les années 1970) a, pour l’occasion, écrit des arrangements qui subliment la voix de la soprano. L’album s’ouvre comme sur un de ses plus beaux thèmes, le Gabriel’s Oboe de MISSION (Whispers In A Dream) dans un développement symphonique sur lequel se pose magnifiquement la voix. La diva apporte ensuite beaucoup d’émotion sur CINEMA PARADISO (Profumo Di Limone & Would He Even Know Me Now ?), le classique de Giuseppe TORNATORE qui donne son nom à l’album. Du même réalisateur, la chanteuse reprend en fin de programme le thème sensuel de MALENA. Vient ensuite le thème moins connu mais tout aussi beau, très profond de LA CALIFFA, un mélodrame illuminé par Romy SCHNEIDER. Puis le grand classique ONCE UPON A TIME IN THE WEST où la chanteuse fait preuve d’une force émotionnelle et sublime le thème du film de Sergio LEONE. Du même réalisateur, Hayley WESTENRA reprend également le très mélancolique I Knew I Loved You, le Deborah’s Theme d’IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE. Parmi les surprises de cet album, on trouve d’abord le thème magnifiquement chanté de METTI UNA SERA A CENA (DISONS UN SOIR A DINER – 1969, avec Jean-Louis TRINTIGNANT et Annie GIRARDOT). Puis Per Natale (L’Esprit De Noël), une chanson de fête, emplie de bonheur et d’entrain. Plus amusante et technique apparait la leçon de musique et de chant dans laquelle on reconnait sans mal le style du compositeur qui ici flirte avec le baroque (Lezione Di Musica). Hayley WESTENRA surprend encore avec ses vocalises sur la chanson du film LES DEUX SAISONS DE LA VIE (Da Quel Sorriso Che Non Ride Piu). Reste quelques curiosités comme The Edge Of Love, un thème passionnel tout en retenu ; Amalia Por Amor, un motif tourmenté dans lequel la soprano laisse échapper toute la profondeur de son brin de voix. Enfin, la chanteuse reprend le classique chanteuse : Here’s To You (SACCO ET VANZETTI) ; une belle interprétation même si on reste loin des versions précédentes. Complètement dirigée par Ennio Morricone, Hayley WESTENRA suit formidablement les notes du maestro italien qui lui a écrit des orchestrations caressantes. Il en découle des morceaux emplis de lyrisme et d’ampleur ; un véritable rêve de voix au service des plus beaux souvenirs du cinéma. Après CINEMA PARADISO, entrez dans le WESTENRA Paradiso ! PARADISO, musiques de Ennio MORRICONE interprétées par Hayley WESTENRA – Decca / Universal Music Jazz 478 3087 – 58 :35 NINE
Voici l’album, très complet, de l’adaptation par Rob MARSHALL (CHICAGO) de NINE, la transposition du 8 ½ de Federico FELLINI pour Broadway par Maury YESTON. Dans le rôle du cinéaste en pleine crise de créativité doublée de problèmes relationnels, on retrouve le toujours magistral Daniel DAY-LEWIS. Il chante deux monologues, dont Guido’s Song où, sur une musique profonde, évoluant au gré de son délire, il raconte ses regrets de ne pouvoir se trouver partout à la fois, malgré les hurlements des femmes. Son épouse, Luisa, incarnée par la très subtile Marion COTILLARD apporte une véritable touche européenne dans un film qui reste très américain et interprète deux chansons, deux numéros aussi différents que réjouissants. D’abord, elle entonne ses douleurs de femme délaissée par son génie de mari, également son plus fervent admirateur, ce que rappellent ces superbes images de son passé de femme de cinéma en noir et blanc (My Husbands Makes Movies). Mais là où on ne l’attendait pas vraiment, c’est dans cet exercice de strip-tease digne d’un cabaret des années 50, sur une musique jazzy (Take It All). Le film remonte aussi la vie de Guido à travers les femmes de sa vie, depuis sa « mamma » (Sophia LOREN) qui murmure une véritable chanson à son fils sur un fond à l’italienne façon fanfare (Guardia La Luna). On reste dans l’enfance avec les premiers émois, et la rencontre entre des gamins et la « bomba » Saraghina (Fergie) qui lance d’un air très rythmé, sensuel et poétique, une séquence ensoleillée (Be Italiano). Plus près de nous, souffrant de ne pas être sa favorite, sa maitresse Carla utilise tous les subterfuges pour l’attirer dans ses mailles. Parfaite dans ce rôle, Penelope CRUZ bouge sur une musique voluptueuse, portée par un filet de piano, de la contrebasse et du trombone (A Call From The Vatican). Puis il y a l’assistante, la confidente Lili (Judi DENCH), qui se révèle étonnante dans Folies Bergères qui, plus qu’un tableau de revue, constitue un jolie hommage à Paris avec de l’accordéon et des girls en choristes. Blonde sculpturale, capricieuse, Claudia JENSSEN (Nicole KIDMAN) représente la star du prochain film de Guido, qui chante avec beaucoup de mélancolie, de guitare et de violons dans les rues de Rome (Unusual Way). Reste la journaliste Stéphanie (Kate HUDSON) qui, fougueuse comme une tigresse, interprète probablement le tube du film (Cinema Italiano). Sur un rythme très enlevé, des mouvements exotiques, avec des percussions et des cuivres, voilà une chorégraphie aussi photogénique qu’un défilé emmené par une Madonne. A la fois histoire d’amour et de cinéma, NINE nous éblouis par des numéros qui associent brillamment le charme, l’audace à des moments plus introspectifs. Si la partition de Maury YESTON se révèle efficace mais classique, on doit le piquant de ce musical au flegme, à la personnalité et à la générosité d’interprètes tous très talentueux… très glamours ! NINE, un film de Rob MARSHALL, avec Daniel DAY-LEWIS, Marion COTILLARD, Pénélope CRUZ, Judi DENCH, FERGIE, Kate HUDSON, Nicole KIDMAN, Sophia LOREN, musique de Maury YESTON – Bande originale disponible chez Universal music - 57:34 
JULIA MIGENES, HOLLYWOOD DIVAS Comédienne et chanteuse de renommée mondiale (CARMEN de Francesco ROSI), Julia MIGENES a toujours été proche du septième art, jusqu’à habiter à Hollywood, près des demeures d’Errol FLYNN, Orson WELLES et Marylin MONROE. Il n’est donc pas étonnant de la retrouver aujourd’hui à travers ce voyage chanté dans le cinéma, composé de standards et de pépites plus rares. Le programme commence dans la flamboyance avec Goodbye Valentino, un titre original et puissant composé en hommage à Valentino par Christophe JULIEN, qui accompagne d’ailleurs la diva au piano. Il se poursuit par une magnifique version modernisée de la chanson titre du film HIGH NOON (LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS) composée par Dimitri TIOMKIN, à laquelle la diva apporte un nouveau souffle avec le renfort de Christophe JULIEN sur les chœurs. Avec Amado Moi, ce sont les images de GILDA qui reviennent, là où Anita ELLIS prêtait sa voix à Rita HAYWORTH sur cet envoutant tango écrit par Allan ROBERTS et Doris FISCHER. On trouve ensuite une belle version avec des guitares espagnoles de la chanson de JOHNNY GUITAR, composée par Victor YOUNG. Première grosse surprise ensuite avec la reprise du tube My Heart Will Go On écrit par James HORNER et Will JENNINGS ; une version fidèle et tout à fait correcte, dont les vocalises jouent davantage dans les registres aigus. Vient ensuite une rareté : le thème issu de la musique traditionnelle du film FRANKIE & JOHNNY avec Elvis PRIESLEY, arrangé ici de manière jazzy par Christophe JULIEN. Puis un autre classique, particulièrement réussi en version voix guitare : le Moon River composé par le génial Henri MANCINI et Johnny MERCER. Le disque contient également l’amusante chanson du film L’ANGE BLEU avec Marlène DIETRICH (Lola) et ici, au piano, Edouard FERLET, connu pour la musique de la série UNE FEMME D’HONNEUR. Et en final, The Way We Were, titre bouleversant qui avait été immortalisé par Barbra STREISAND dans NOS PLUS BELLES ANNEES de Sydney POLLACK. Mais la plus grosse surprise du disque revient à Alone In The World, magnifique chanson écrite par Jerry GOLDSMITH, Alan et Marylin BERGMAN pour LA MAISON RUSSIE, que la diva interprète tout en émotion. Avec ce disque classieux, la diva revisite avec de la passion et du swing des belles plages de cinéma. On apprécie particulièrement un programme qui jongle entre des incontournables et des raretés qui méritent de prendre un second envol. En partant à la rencontre des fantômes qui hantent sa villa hollywoodienne, Julia MIGENES nous emporte très haut dans les vocalises, mais point besoin de Ghostbusters car il s’agit ici de fantômes qui aiment la musique ! JULIA MIGENES, HOLLYWOOD DIVAS - AZ, Universal Music – 532 1364 – 40 :32 Dans les salles et dans les bacs LE COEUR DES HOMMES 2 
4 ans plus tard, Marc ESPOSITO retrouve sa bande de copains incarnés par Bernard CAMPAN, Gérard DARMON Jean-Pierre DARROUSSIN et Marc LAVOINE. Une nouvelle fois, nous partageons leurs amitié, rapports avec les femmes, secrets partagés et volonté de s’améliorer. Au niveau de la bande sonore, le réalisateur n’a pas changé une formule gagnante regroupant chansons et thèmes originaux composés par Béatrice THIRIET avec une certaine nostalgie de l’époque où elle rêvait de chanter du rock. On y retrouve la même couleur apportée par des guitares, notamment une basse, et une batterie ; Un véritable blues qui prend une dimension particulière sur le personnage d’Alex qui va passer une bonne partie du métrage à essayer de récupérer Nanou. Pour le reste, il s’agit donc là encore de chansons dont celle des génériques, des PRETENDERS, est la seule qui n’a pas changée. II s’agit toujours de la ballade rock I’ll Stand By You avec son superbe solo de piano et le charme de la chanteuse et guitariste Chrissie HYNDEA. On retrouve tous les comédiens du premier film qui ont évolué chacun à leurs manière : Jeff (Gérard DARMON) semble serein avec Elsa (Zoé FELIX), ce qu’illustre la voix douce de Katie MELUA sur des séquences romantiques, au restaurant ou lorsqu’il lui offre des fleurs (Nine Million Bicycles). Ou encore pendant que Manu et Karine passent un week end à Etretat (Tiger In The Night). Quand Jeff retrouve Karine (Ludmila MIKAEL), c’est sous les notes de la jeune prodige Ayo (Down On My Knees). Pour agrandir la famille, Marc ESPOSITO a créé de nouveaux rôles, notamment pour la trop rare Valérie KAPRISKY qui joue Jeanne dont Antoine (Bernard CAMPAN) va tomber fou amoureux jusqu’à ses pieds sous un concerto pour piano de Frédéric CHOPIN. Mais aussi la très touchante Valérie STROH qui va faire chavirer Manu (Jean-Pierre DARROUSSIN) sur le refrain de In My Time Of Dying par THE BE GOOD TANYAS. Pour les séquences en Provence, on entend la chanson avec beaucoup de guitares All I Want par Jehro. Pour les morceaux qui dégagent une véritable pêche, on relèvera le très rock en famille She’s My Man par les SCISSOR SISTERS. On notera également la présence de quelques thèmes classiques dont un extrait des Noces de Figaro de Wolfgang AMADEUS MOZART quand Manu rencontre le nouveau compagnon de sa maman. Dans cette bande originale, les chansons représentent autant de flashs que de moments complices. Tandis que les thèmes de Béatrice THIRIET accentuent les fêlures des cœurs. Comme Marc LAVOINE, qui a invité récemment à l’Olympia "Les quatre du film" à chanter Les Copains D’Abord de Georges BRASSENS (Une chanson de circonstance), Marc ESPOSITO a compris que l’amitié passait aussi par la musique ! LE CŒUR DES HOMMES 2 – Bande originale du film de Marc ESPOSITO ; Musique originale composée par Béatrice THIRIET - 61'19 – Naïve
Sortie DVD U Le chagrin de Mona, une princesse orpheline vivant dans un château avec deux personnages sinistres et repoussants, attire une licorne qui se nomme U, qui vient pour la réconforter. Plus grande, Mona voit s’installer dans la forêt voisine une troupe de Wéwés, des personnages pacifiques et fantaisistes dont la présence va tout changer. Parmi eux se trouve Kulka, un musicien rêveur et attachant…Réalisé en 2006 par Grégoire SOLOTAREFF et Serge ELISSALDE (LOULOU ET AUTRES LOUPS), U constitue un conte à l’animation épurée au service d’un univers aussi doux et amusant. Les réalisateurs ont eu l’heureuse idée de confier la musique originale à SANSEVERINO, qui avait déjà adapté une de ses chansons pour LOULOU… SANSEVERINO apporte par ses sonorités manouches un complément de charme aux personnages ; Une musique que l’on peut retrouver sur le disque qui accompagne l’édition collector du film en dvd. Le musicien prête également sa voix à Kulka, le jeune chat guitariste, souvent décontracté, parfois colérique et très sensible au charme de Mona sur la voix d’Isild LE BESCO. II nous propose ainsi des thèmes légers, mélancoliques et mélodiques pour violon et guitare en accompagnement (Pistes 1 et 10) ; Des instruments que l’on retrouvent parfois en duo dans un style qui inspire la fête (Pistes 2, 6). Dans la grande tradition de Django REINHARDT, SANSEVERINO nous propose aussi de formidables moments de guitares manouches, une musique enlevée et vivante (Piste 3). Courte mais très variée, la partition contient aussi des éléments de musique ancienne, façon 18ème siècle pour souligner la vie de château de Mona (Piste 4). Mais aussi des alliages entre la violon, les guitares acoustiques et dobro, c’est à dire à résonateur particulier qui font penser au folklore acadien (Piste 8). Puis il y a les chansons ; Celle de Kulka "J’Avais Une Petite Amie" interprétée par le compositeur (Piste 7) et la doucette " Dis-Moi Que Tu M’Aimes" (Piste 9) qui commence à la mandoline et se développe à la guitare. Passionné de jazz manouche, SANSEVERINO a conçu une partition légère, doucement mélodique, qui respire la tradition de la guitare tzigane et du violon mélancolique. Profitant de la richesse des personnages et de leurs aspects musicaux, il se sert de sa richesse harmonique et instrumentale pour construire un monde musical propre à séduire les enfants comme les parents. U – Bande originale du film d’animation de Grégoire SOLOTAREFF et Serge ELISSALDE - 17’29 – Disque disponible uniquement dans le coffret DVD collector édité par Wild Side Vidéo
Cinéma JE DETESTE LES ENFANTS DES AUTRES
Presque 10 ans après J'AIMERAIS PAS CREVER UN DIMANCHE (Avec déjà Elodie BOUCHEZ), Philippe COHEN-SOLAL revient enfin à la musique de films ! La réalisatrice Anne FASSIO lui a demandé d'effectuer un travail de conseiller musical à partir de ses propres musiques; Ce qu'il avait déjà fait notamment pour Lars VON TRIER. Il n'est donc pas étonnant de retrouver des morceaux nouveaux et d'autres, plus anciens, souvent composés avec son collègue de GOTAN PROJECT Christoph H. MUELLER. L'album débute par deux titres de STEREO ACTION UNLIMITED; D'abord le très mélodique Hi Fi Trumpet, qui sert de thème principal agrémenté d'une orchestration afro cubaine. Il revient en fin du disque, dans une adaptation chantée par la voix jazzy de Sonia CAT-BERRO sur des paroles de la réalisatrice ironisant sur les déboires d'une maman avec ses enfants pendant les vacances. L'autre morceau, Lovelight, présent dans deux versions, apparaît tout aussi rythmé avec un côté vocal et instrumental plus aérien; Parmi les autres musiques, une large partie est réservée à SOLAL, le nouveau projet de Philippe COHEN-SOLAL, consacré à la musique country. On y trouve bien sûr ce qui fait la spécificité de la musique country : De belles mélodies, des orchestrations à base de guitare acoustique et électrique, de violon, parfois de banjo et d'harmonica; Des voix rauques de cow-boys ou envoûtantes de créatures de l'ouest. Mais aussi et surtout la touche de Philippe COHEN-SOLAL, ses rythmiques et ses sonorités électriques rafraîchissant le style, comme il l'avait déjà fait avec le tango; Psycho Girls & Psycow Bows, avec ses rythmes retentissants, ses percussions, ses guitares et le duo entre un chanteur et une chanteuse en est une parfaite illustration; Il respecte la country tout en amenant une dimension dansante actuelle. Trois chansons suivent : Red Winged Angel par Lucas REYNOLDS, un titre assez doux, mélancolique dont le développement accorde une place importante au piano. Ride The Dragon ensuite, plutôt traditionnel, interprété par Randy A. Davis. Et enfin, Fade Away, un titre sentimental interprété en duo par Troy JOHNSON & Carey KOTSIONIS, deux voix différentes qui se complètent superbement. On trouve aussi deux instrumentaux : Always Alone, une ballade plutôt nostalgique et 7 Guns & 7 Holes, qui débute par la voix d'une soprano lointaine et guitare avant un développement où les sonorités se mélangent. A travers les éléments de ses musiques inspirées d'harmonies lointaines, Philippe COHEN-SOLAL confirme qu'il n'est pas seulement doué dans les sonorités électroniques; il apporte un souffle d'air dont les parents excédés par les enfants des autres ont bien besoin et réussit l'alchimie entre ses musiques d'hier et d'autres très récentes ; La bande originale de l'été ! JE DETESTE LES ENFANTS DES AUTRES - Bande originale du film de Anne FASSIO, Musiques et chansons de Philippe COHEN-SOLAL & Christoph H. MUELLER - 50'31 - Ya Basta ! records - YAB036CDBOF
Télévision 
CŒUR OCEAN, LA BO Suite au succès de la saison, et alors qu'arrive la 2, voici enfin disponible la bande originale de la série de France 2 qui raconte les vacances d'un groupe d'adolescents. Pierre, Alex et Matteo se retrouvent chaque été sur une île où leurs loisirs se résument à la détente, la plage, les balades, les sorties en boîtes et…la drague ! Des habitudes soudain chahutées par l'arrivée de deux cousines, Cynthia et Daphné. Le disque regroupe toutes les chansons, colorées, parfois nostalgiques, caractéristiques de leurs univers musical. Les auteurs et compositeurs, Jean-Marie LEAU et Raphaël TIDAS, ne sont pas complètement inconnus puisque le premier a signé plusieurs musiques de téléfilms et émissions télévisées (Le générique du jeu MILLIONNAIRE). Ensemble, on leur doit, entre autres, un des génériques de l'émission FAITES ENTRER L'ACCUSE (A ne pas confondre avec celui reprenant un thème de Michel LEGRAND). Pour CŒUR OCEAN, il ont essentiellement écrit des chansons façon rock californien des années 60, référence renforcée par les paroles en anglais. Pour les interpréter, ils ont choisi le groupe Mister Sun (dont le nom rend hommage au film culte 100 000 DOLLARS AU SOLEIL d'Henri Verneuil), composé de Juan Maria, d'origine brésilienne élevé au Portugal, et Raul Tidas, un admirateur des rythmiques à la Keith Moon. Le duo donne son nom à la chanson du générique, disponible également en single et en version remixée, un hymne criant, rythmé et électrique; Excellent pour courir sur le sable ! En l'absence de véritable thème instrumental, on note une série d'indicatifs aux initiales de la série joués par des guitares électriques et des chœurs; Des motifs courts et rythmés, proches de la surf music rendue célèbre par les Beach Boys. On relève parfois, comme dans CO MSL, de légères cordes insufflant un soupçon de profondeur. Parmi les autres chansons, on trouve des titres romantiques comme Blue Ocean Eyes à la mélodie électrique et lancinante. Mais aussi Don't Waste Your Time, qui contient également un intéressant contrepoint de gravité apporté par quelques cordes. Sans oublier quelques titres de rocks enjoués, comme We Are Friends et Summer Has Gone. Enfin, on trouve quelques inévitables mais agréables balades. Ainsi, Forever séduit par l'alliage entre la mélodie et les accords de guitare acoustique associée au piano ; Un excellent titre à écouter en regardant le coucher de soleil. Cet ensemble de chansons, efficaces et correctement réalisées, se suffit à lui-même pour évoquer l'ambiance des adolescents en période estivale. Il s'agit donc d'un disque idéal et à mettre dans les bagages à l'aube des grands départs. Sauf qu'il est Karrément Défendu Aux Adultes; Je le refile donc à mes enfants ! CŒUR OCEAN - Bande originale de la série télévisée, Musique et chansons de Jean-Marie LEAU et Raphaël TIDAS - 39'00 - France 2 éditions - Sony BMG Cette page a été modifiée pour la dernière fois le vendredi, janvier 27, 2012
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