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JEAN-PHILIPPE AUDIN & JEROME BADINI PRESENTENT      MOVIESONIC : UN CONCERT MULTIMEDIA !                            Jean-Philippe AUDIN est notamment le grand violoncelliste d’HIMALAYA, la magnifique partition de Bruno COULAIS. On se rappelle également de ses variations, 32 parfums acoustiques, sur le prélude de la première Suite de Jean-Sébastien BACH. Jazzy par l’éducation, électro par passion, Jérôme BADINI est un saxophoniste pas comme les autres. En adaptant des procédés électroniques mais aussi un micro HF, il peut jouer de manière très personnelle dans des endroits inattendus. Egalement compositeur, il s’est quelque part mis en scène dans son album Round The Clock. Mis en contact par un ami commun et ponte de la musique de clubs, Jean-Philippe AUDIN et Jérôme BADINI ont créé à quatre mains Moviesonic ; Un concept qui leur permet d’envoyer des images sur un écran géant à partir de leurs instruments respectifs reliés à des ordinateurs. Au préalable, ils scénarisent les morceaux, issus de leurs répertoires respectifs mais pas seulement, avec des notes qui interviennent sur certaines images. Tandis que d’autres sont envoyées par Judith DARMONT ; Une artiste multimédia, peintre, vidéaste mais aussi musicienne qui a la charge de coordonner l’ensemble des images projetées. Des images qui, pour la plupart proviennent de la collection du passionné de Jazz JO MILGRAM auquel le spectacle rend hommage. En prélude à leur concert du 13 décembre 2007 au Divan du Monde à Paris, Jean-Philippe AUDIN et Jérôme BADINI nous présentent le projet Movisonic. Mais aussi cette soirée exceptionnelle où se côtoieront les musiques de Bruno COULAIS, Gabriel YARED et Cyril MORIN jouées par le quatuor ACTUEL, dirigé par Christophe GUYOT et avec Jean-Philippe AUDIN. Et, à travers Moviesonic, les musiques de Jean-Philippe AUDIN, Jérôme BADINI, Wally BADAROU… Entre musique improvisée, innovation et art contemporain, poussons les portes de Moviesonic !


Jérôme BADINI, Un Musicien Plus Electro Que Jazz !

Jérôme BADINI, venez-vous du jazz ?
Jérôme BADINI) Oui, par mon père, le saxophoniste et chef d’orchestre Gérard BADINI. Mais je ne me considère pas à proprement parler un musicien de jazz, qui interprète une musique bien spécifique, qui répond à des codes et se joue dans des lieux assez particuliers. J’ai tout de suite essayé de mélanger toutes mes influences et d’explorer des territoires différents et qui correspondaient à mes goûts.

D’où viennent vos principales influences ?
JB) Plus que le jazz, elles viennent du funk et de la musique électronique de New York et de Chicago, que j’ai découverte à la fin des années 1980 et qui ne m’a jamais quittée ! C’est pour cette raison que je me considère davantage comme un musicien électro. A l’instar de mon père, qui a joué avec ses modèles dans le jazz, j’ai collaboré avec mes idoles dans la musique électronique, notamment "Little" Louie Vega et Derrick May, qui a pris des sonorités funk et soul de Motown pour les mélanger avec tout le côté industriel de la ville de Détroit ; Ce qui a abouti aux premières sonorités techno du milieu des années 1980, qui m’ont marquées profondément car on touchait à la fois les racines de la musique noire américaine et la technologie. C’est à dire les synthétiseurs et les boites à rythmes ; Un univers qui me correspond parfaitement.

Possédiez-vous un rapport à l’image avant Moviesonic ?
JB) J’ai démarré ma carrière en composant pour l’image, en particulier des musiques de spots publicitaires pour la télévision et le cinéma. Ce qui m’a installé dans le métier et dans la vie tout court. J’ai également composé pour des séries télévisées culturelles comme Au Cœur Des Toiles où des tableaux de maîtres étaient mis en scène, avec un scénario et une musique originale.

Pour quelle raison avez-vous associé votre album Round The Clock au personnage de Super Bad ?
JB) Parce qu’en passionné de cinéma et de musiques de films, j’ai voulu, dans mon premier album enregistré sous mon nom, mettre en scène graphiquement une histoire. D’ailleurs, le livret constitue une suite graphique des aventures de ce petit bonhomme, en fait un super héros du saxophone. Je l’ai appelé Super Bad pour la moitié de Badini et, surtout, en référence à un album de James BROWN qui a marqué beaucoup de musiciens, et moi dans ma jeunesse.

Comment définissez-vous votre manière de jouer du saxophone ?
JB) Ce qui compte avant tout pour moi, c’est le son, fondamental dans les instruments à vents. Et surtout pour le saxophone ! En ce qui concerne les notes, elles viennent naturellement comme une mélodie. J’improvise beaucoup car je ne suis pas du tout un musicien dit de studio. Excepté au conservatoire, j’ai appris la musique d’une manière autodidacte. Mon expression est donc basée sur l’improvisation.

Où se trouve la différence entre l’ElectroSax et un saxophone normal ?
JB) Dans les que j’ai adaptés à l’instrument et qui me permettent de jouer d’une manière très particulière ; Une technique qui me permet, avec mon micro HF, de faire des effets et de jouer dans des endroits inattendus, comme en haut de la Tour Eiffel. Mais aussi dans les discothèques, à Bercy et aussi dans des clubs à Ibiza où je montais sur des murs d’enceintes. L’ElectroSax constitue l’aboutissement de mon travail pour intégrer le saxophone dans la musique électronique ; Un domaine dans lequel je fais figure de pionnier dans ce domaine puisque je l’ai abordé il y a 10 ans, à une époque où on parlait surtout de synthétiseurs et de boites à rythmes.

Comment avez-vous rencontré Jean-Philippe AUDIN ?
JB) II y a un an environ, Jean-Philippe AUDIN est venu vers moi grâce à notre ami commun Eric ANDRE, un des pontes de la promotion de la musique de clubs et des disc jockey. Pour connaître ma façon de jouer du saxophone dans un milieu électronique et, ayant lui-même un violoncelle qui lui permet d’explorer les synthétiseurs d’images, Jean-Philippe AUDIN a souhaité vivement que l’on se rencontre ; Le coup de foudre a été immédiat !

Concert du 13 décembre 2007 au Divan du Monde

Moviesonic ; Confrontation De Musique, Images & Emotions !

En quoi consiste Moviesonic ?
Jean-Philippe AUDIN) D’abord jouer de la musique car nous sommes avant tout des musiciens. Ensuite, nous avons la chance de jouer des instruments qui déclenchent des images qui reflètent nos émotions. On peut donc dire que Moviesonic constitue une confrontation de nos musiques et de nos émotions.
JB) Le principe consiste à déclencher en même temps que l’on joue une note des images. Comme il n’était pas concevable que chaque note déclenche forcément une image , nous avons scénarisé au préalable les morceaux avec des photos qui interviennent sur certaines notes. Nous avons choisi parmi nos notes lesquelles nous paraissaient utiles pour y associer des images. Au contraire des fresques contemporaines de I Tube ou de Windows Media Player qui ne sont que des algorithmes mathématique, nous faisons un véritable travail de préparation en amont. II ne s’agit jamais d’images qui arrivent de manière aléatoire sur la musique.

Peut-on parler de musique à l’image ?
JPA) Non car notre musique arrive toujours derrière l’image. D’ailleurs, nous choisissons l’image en fonction de la musique que nous jouons. Quant il s’agit de musique écrite, nous déclenchons par les images un jeu ou de provocation ou de séduction. Vous savez, quand l’un envoi des images d’un saxophoniste et l’autre d’une femme qui regarde sur l’écran, il y a confrontation ; C’est cet effet qui, je crois, déclenche la magie de Moviesonic !

Avez-vous modifié l’ElectroSax pour Moviesonic ?
JB) Nous lui avons simplement rajouté une interface pour que chaque note jouée au saxophone soit transformée en un signal midi qui déclenche des images.
JPA) II faut préciser que nous jouons indépendamment. Mais les images produites par les deux instruments sont intégrées dans le même synthétiseur. Nous plaçons donc dans une même machine les images servent pour l’un et l’autre. Mais nous avons chacun notre manière de les faire surgir puisque nous ne jouons pas dans le même registre.

Comment vous est venue l’idée d’associer votre musique à la banque d’images de jazz de Jo MILGRAM ?
JPA) C’est sa fille, Josette MILGRAM, qui nous a permis d’accéder à cette banque d’images. Elle nous avait contacté dans l’idée que l’on conçoive un spectacle en hommage à son père pour le Festival Ciné Jazz à Seignosse qui s’est tenu au mois d’août 2007. Travailler sur ces images nous a permis d’enlever la relation de l’interprète vue à travers ce qu’il joue. On trouve une autre notion importante dans ces images qui est la danse, qui nous a permis de relier tous ces éléments avec notre musique. Encore une fois, notre manière de travailler consiste à confronter nos idées et les faire avancer.

Envisagez-vous d’associer Moviesonic à des projets d’art contemporain ?
JB) On nous pose souvent la question car, s’agissant d’un concept innovant, il me paraît évident que nous touchons aux frontières de l’art contemporain. On nous a déjà demandé s’il serait possible d’acheter une œuvre de Moviesonic sous la forme d’une installation d’art contemporain. Nous y réfléchissons car s’agit d’un concept très intéressant qui nous paraît beaucoup plus envisageable, au moins dans un premier temps, que la création d’un dvd.

Pouvez-vous nous parler des musique que vous allez jouer au Divan du Monde ?
JPA) En règle générale, nous jouons des musiques dans des domaines très vastes. Certaines privilégient le saxophone, d’autres le violoncelle. Ceux qui me connaissent reconnaîtront un extrait de mon album ALLELUIAH GRAFFITI. Je jouerai également un extrait de celui de Jérôme BADINI. Mais, même si nous jouons parfois en même temps, nous évitons la confrontation car, d’une part, nous ne pouvons pas toujours être tous les deux intervenants comme dans un numéro de duettistes. D’autre part, nous jouons sur des instruments avec des langages très forts, donc peu adaptés à la confrontation. Vous savez, nous ne sommes pas en train de nous réinventer nous-mêmes. Nous essayons simplement de prolonger le geste, d’aller plus loin que ce que nous faisons d’habitude.

Est-ce que Moviesonic permettra des rencontres musicales ?
JB) Bien sûr ! Aujourd’hui, nous jouons principalement des œuvres originales que nous avons composées ensemble ou adaptées de nos répertoires respectifs. Pour la plupart, il s’agit vraiment d’œuvres de collaboration ; Y compris avec d’autres artistes qui nous rejoignent sur le projet, comme le musicien et producteur légendaire Wally BADAROU que nous accueillerons comme invité au Divan du Monde.

Avez-vous déjà adapté une de ses musiques ?
JB) Nous avions fais une relecture de Chief Inspector, un de ses tubes funk des années 80. II s’agit d’un morceau que j’avais déjà remixé de manière électronique pour les clubs avant que Jean-Philippe AUDIN ne me propose d’en faire autre chose. Nous en avons donc fait ensemble une nouvelle version complètement inattendue ; Un cross over entre le classique et le jazz en écoute sur le site myspace de Moviesonic.

Concert du 13 décembre 2007 au Divan du Monde

Judith DARMONT

Comment avez-vous rencontré Judith DARMONT ?
JPA) Après une première expérience malheureuse, nous cherchions quelqu’un capable de travailler avec nous sur les images de Moviesonic. Nous avons alors eu la chance de rencontrer Judith DARMONT qui, en dehors de son travail dans la mode, avait déjà eu un rapport à la musique. Elle avait en effet monté le groupe TRANSLATE avec Eric TRUFFAZ et Michel BENITA. Quand ils se sont séparés, et comme elle ressentait toujours le besoin de travailler avec des musiciens, elle a trouvé en Jérôme BADINI et moi de nouveaux collaborateurs.

De quelle manière collaborez-vous ?
JPA) Judith DARMONT écoute de son côté la musique puis nous fait des propositions. Nous l’avons rencontrée en urgence sur le projet TRIBUTE TO JO MILGRAM. Elle a alors visionné beaucoup de films de la collection Jo MILGRAM et a sélectionné les images qu’elles préféraient ; Les images qu’elle pouvait envoyer et celles dont elle pouvait nourrir nos machines pour les partenariats. En pratique, nous relions les câbles vidéos de nos instruments à sa console de mixage. II s’agit d’un chemin assez complexe mais, entre le micro HF de Jérôme BADINI, mon violoncelle qui, en plus, comporte un synthétiseur midi, nous avons besoin d’une indépendance des sources. Mais aussi d’un coordinateur. D’où l’importance de Judith DARMONT qui tresse le lien entre ses sources d’images et les nôtres pendant le concert.

Où se trouve l’innovation technique ?
JB) Dans la maîtrise d’une chaîne qui permet d’accorder un instrument acoustique à un grand écran ; Ce qui n’est encore pas toujours évident. Mais je vous laisse imaginer Jean-Philippe qui joue un ré bémol et que, tout d’un coup, vous voyez le château de Versailles qui s’illumine ; C’est magique !

Pour quelle raison ouvrez-vous la dernière partie du concert à un Disc Jockey ?
JB) En fait, il interviendra dès la partie centrale et, effectivement, dans la dernière qui sera moins écrite, plus libre, improvisée et électro. II s’agira véritablement d’une improvisation interactive avec de la joie, de la bonne humeur. Dans cette dernière partie, nous sortons du cadre d’un programme écrit avec des compositions. II n’empêche que nous laissons beaucoup de part à l’improvisation sur le plan musical. En ce qui concerne les images, pour conserver le rendu désiré du spectacle, nous savons par avance lesquelles seront jouées.
JPA) Cette dernière partie constituera un moment de fête car je pourrais également lâcher mon instrument, notamment en ce qui concerne les synthétiseurs.

Le Quatuor Actuel

Pour conclure, pouvez-vous nous présenter le quatuor ACTUEL, qui jouera en première partie au Divan du Monde ?
JPA) II est dirigé par Christophe GUYOT et j’en fait partie. Nous rendrons hommage à la musique de films en jouant des extraits de partitions précédemment enregistrées pour Bruno COULAIS (LE FILS DU REQUIN, MICROCOSMOS), Gabriel YARED (L’AMANT) et Cyril MORIN. S’agissant de compositeurs que nous apprécions et dont nous aimons jouer les partitions, nous trouvons important de porter ces musiques sur scène. Nous les jouerons sans images. Mais comme le public les connaît, des images reviendront dans leur mémoire !

Plus d’informations sur moviesonic sur www.myspace.com/moviesonic


Cette page a été modifiée pour la dernière fois le mercredi, janvier 02, 2008