Pour le dixième anniversaire de sa création à Broadway, LE ROI LION LE MUSICAL s’offre Paris et le Théâtre Mogador ; Un temple de la comédie musicale entièrement rénové et modernisé !
En entrant dans le hall, accueilli par un personnel dont le service est d’une rare qualité, on arrive dans un univers, où tout est fait que l’on passe une soirée inoubliable. Mais le plus important reste le spectacle, tellement féerique et grandiose que, finalement, il vaut mieux connaître peu de choses avant qu’il ne commence pour que la surprise reste entière.
Une Célébration Du Cercle De La Vie !

Dès que le rideau se lève, en même temps que le soleil africain, on se trouve transporté en Afrique. Guidé par la sorcière Rafiki, interprétée d’une voix perçante par Zama MAGUDULELA, vite rejointe par des girafes et autres animaux gigantesques, nous pénétrons en musique dans la savane et le cercle de la vie, thème central du spectacle. Immédiatement, on se trouve émerveillé par la multitude de couleurs et la mise en scène de l’américaine Julie TAYMOR : Des animaux, mais aussi des éléments des décors, incarnés par des humains recouverts de splendides masques et costumes envahissent la scène. On touche à la grande qualité du travail de Julie TAYMOR qui a su lier son univers stylistique personnel à celui de la légende de Disney. Surtout, elle a réussi à méler de la plus belle façon la plus étonnant et naturelle possible l’humain et l’animal : Que ce soit dans certains paysages de la savane où dans l’actionnement des marionnettes représentant les animaux, les humains sont toujours présents !
Une Revisite Du Mythe Et De L’Esprit Disney !
En plus de deux et demie de show époustouflant, Julie TAYMOR revisite de manière très personnelle le mythe Disney sans le trahir ! Au contraire, on retrouve intacts les éléments fondateurs du succès du film : De la naissance du lionceau jusqu’à sa victoire sur l’ignoble Scar et son accession au trône, on éprouve une grande émotion à remonter, en musique et en chansons, le cours de cette histoire aussi forte autant qu’attachante. On retrouve également les grandes chansons et musiques d’Elton JOHN, Tim RICE, Mark MANCINA, Lebo M, Jay RIFKIN et bien sûr Hans ZIMMER, interprétées en direct par un orchestre de 17 musiciens. De même pour le livret, qui a été entièrement revisité par rapport au film et adapté en français par Stéphane LAPORTE ; Quel plaisir d’entendre les mélodies du film, souvent avec des titres différents, mais aussi de nouvelles, réservées à la comédie musicale, le tout dans la langue de Molière ! Mais, également, quelques savoureuses références à notre pays dont nous vous laisserons la surprise !
Une Troupe Jeune Porteuse D’Espoir !

Puis il y a les personnages, joués par une troupe de 40 excellents artistes, dont plusieurs enfants, qui savent à la fois chanter, jouer la comédie et danser : JEE-L dans le rôle de Mufasa, le père de Simba interprété adulte par Jeremy FONTANET. Mais aussi Olivier BREITMAN, qui joue l’affreux Scar, et Léah VINCENT, la jeune lionne Nala, qui ont eu la gentillesse de nous accorder un nouvel entretien la veille de la grande première. N’oublions pas l’humour ; Comme le film, le spectacle en contient beaucoup, grâce notamment à Timon et Pumba mais aussi à Zazu, interprété par David EGUREN toujours accompagné de son double de marionnette de Pélican ; Une des nombreuses révélations du spectacle !
Par sa créativité, sa mise en scène qui place l’humain au centre de la nature, LE ROI LION renouvelle de manière aussi étonnante qu’admirable l’art du spectacle vivant. En 20 tableaux et près de 3 heures de spectacle, on ressort émerveillé d’un tel déferlement de joie, de rythme et de vie ! S’il s’avère très différent de CABARET, produite également par Stage Entertainment France (Excepté peut-être une histoire d’ananas), on lui souhaite néanmoins de remporter au moins le même triomphe ! A voir les acclamations du public des premières représentations, cela semble bien parti. Pour rugir de plaisir, laissez vos soucis à la maison, dites Hakuna Matata et partez à la rencontre du ROI LION !
LEAH Fait Passer Simba De L’Ombre A La Lumière !
Leah interprète le rôle de Nala adulte, la jeune lionne qui sera l’ami fidèle de Simba, le fils de Mufasa. Nala est également une rebelle qui va quitter sa Terre D’Ombre (Son grand solo) mais qui reviendra plus tard, pour aimer Simba et l’aider à Devenir le Roi Lion. Après plus de deux mois de répétitions, c’est avec beaucoup de prestance, de fougue, de sensibilité et une voix douce et profonde que LEAH joue Nala !

Comment s’est passée la préparation ?
L) Dans d’excellentes conditions. D’autant que nous avons été entourés par une équipe créatrice absolument fabuleuse. Maintenant, je suis très enthousiaste à l’idée de me retrouver tous les soirs sur scène pour jouer et chanter le rôle de Nala.
Avez-vous eu du mal à prendre possession de votre personnage ?
L) Cela m’a surtout demandé énormément de travail. Nala est un personnage qui réclame beaucoup d’un point de vue vocal mais aussi physique. En effet, Nala chante. Mais, en même temps, elle court, saute et se bat ; Elle est donc très forte. Mais à force de travail, je suis arrivé à m’en emparer !
Aviez-vous déjà chanté et joué la comédie en même temps ?
L) C’était la première fois et là encore, cela m’a demandé beaucoup d’efforts, en particulier dans tout ce qui concerne la gestuelle sur le corps. Vous savez, Nala est une jeune lionne dont il a donc fallu que je m’approprie le corps et les mouvements. En même temps, pour moi qui suis une femme, ce n’était pas évident.
Pouvez-vous nous parler de vos chansons ?
L) Je connaissais déjà Terre D’Ombre pour l’avoir déjà chanté dès la présentation du spectacle au Théâtre du Châtelet. J’ai dû apprendre Quand Soudain L’Amour Est Là, le duo entre Simba et Nala qui tombent amoureux l’un de l’autre. A la chanson et à la difficulté de bien chanter ensemble avec Jeremy FONTANET s’est donc ajouté le travail sur l’émotion de l’amour naissant entre ces deux lions.
Comment s’est passé votre collaboration avec Jeremy FONTANET ?
L) Comme nous nous entendons très bien, nous avons travaillé ensemble dans de bonnes conditions. Je dois que, comme moi, il a été très à l’écoute de l’équipe artistique. Nous nous sommes aussi bien amusés.
Que ressentez-vous en endossant le costume et le maquillage d’une lionne ?
L) Je suis fière de porter chaque soir le maquillage et le costume de Nala. D’autant que le costume qu’il a été fabriqué à la main. Je suis donc très reconnaissante également du travail des costumières.
Comment vivez-vous les réactions du public des premières représentations ?
L) Sincèrement, je suis très touchée à la fin de chaque représentation. II faut dire qu’à la fin du spectacle, quand nous arrivons pour saluer le public, nous voyons des personnes pleurer ou rire ; Cela montre qu’ils ont été émerveillés par le spectacle. J’ai envie de leur dire que, nous aussi les artistes, nous avons été émerveillés par leurs réactions enthousiastes. Nous touchons là à notre but, qui consiste à donner de la joie au public.
Olivier BREITMAN Nous Offre Un Festin Royal !
II fallait tout le talent, l’expérience théâtrale et Shakespearienne d’Olivier BREITMAN pour apporter toute sa crédibilité su scène à Scar ; Un personnage complexe et omniprésent, prêt à tous les crimes, tous les sacrifices pour devenir le Roi Lion et le rester ! Aidé par son masque, ainsi qu’un costume et un maquillages tellement magnifiques qui le rendent méconnaissables, Olivier BREITMAN transcende l’écran pour incarner, devant le public, un Scar qu’on aura plaisir à détester !

Les répétitions se sont-elles passées comme le souhaitiez ?
OB) Nous avons répété pendant environ deux moi et demi ; Ce qui a été long mais pas trop. Nous avons donc eu suffisamment de temps pour travailler tous les aspect de nos personnages. Ce n’était pas de trop car il y avait la pièce de théâtre à monter. Mais aussi toute la partie ballet. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’abord d’un spectacle musical. II était donc nécessaire de savoir jouer la comédie et, en même temps, chanter et danser. Ce qui a demandé du travail car, même si par le passé, j’ai déjà touché au chant et à la danse, il est vrai que j’ai plus l’habitude du théâtre.
Les arts asiatiques, notamment les masques, évoqués dans LE ROI LION vous ont-ils rappelé des souvenirs ?
OB) Oui, parce que j’ai longtemps travaillé avec un metteur en scène japonais Junji FUSEYA qui dirigeait le Théâtre du Temps à Paris. Cela m’a servi dans la mesure où cela m’a permis de retrouver dans le travail de Julie TAYMOR des choses qui m’étaient très habituelles de la stylisation.
Quelles sont les difficultés à interpréter un animal représenté par un masque ?
OB) J’avais déjà interprété des animaux, en particulier un personnage qui se transformait en chien et une femme oiseau. La difficulté tient au fait de jouer à la fois l’intériorité du personnage et l’esthétique du masque. II s’agit d’un double travail appelé par Julie TAYMOR le double événement. Par exemple, en ce qui concerne le masque que nous portons au-dessus de la tête : Pour Julie TAYMOR, nous devons jouer avec notre propre visage. Mais aussi avec celui du masque. Quant au spectateur, il doit regarder les deux et, au bout d’un moment, ne plus savoir si les expressions qu’il voit sont celles du comédien ou si c’est le masque qui a bougé. II doit intégrer ces deux visages de manière à se souvenir d’un seul personnage.
Avez-vous répété avec Julie TAYMOR ?
OB) Bien sûr. Au départ, s’agissant d’un spectacle monté il y a 10 ans à Broadway, j’imaginais entrer dans un moule préfabriqué dans lequel les gestes, répliques, effets comiques ou tragiques, intonations étaient réglées d’avance. Je pensais qu’il s’agissait d’un spectacle figé. J’ai été agréablement surpris quand, en répétitions, Julie TAYMOR a cherché en chacun des comédiens, ce qui correspondait le mieux avec notre personnalité. Elle a travaillé de la même façon avec Stéphane LAPORTE sur certaines répliques pour que le spectacle fonctionne en français et dans notre culture. Je suis donc heureux d’avoir pu travailler en profondeur avec Julie TAYMOR ainsi qu’avec le metteur en scène délégué.
Sentez-vous une évolution de votre jeu, de votre personnage après les représentations en avant-première ?
OB) II y a une évolution d’une part du fait de posséder une expérience du public pendant la période de rodage du spectacle. D’autre part parce que nous avons continué les répétitions l’après-midi avec Julie TAYMOR, pour régler les derniers détails de la mise en scène. Bien sûr, les changements portent sur de petits détails. Maintenant, je trouve impressionnant de voir chaque jour la machine se régler et se huiler d’avantage, du fait que nous sommes de plus en plus à l’aise.
Avez-vous une scène préférée ?
OB) II s’agit probablement de la chanson de Nala Terre D’Ombre, quand elle décide de partir. C’est un moment clé du spectacle car, tout d’un coup, celle qui était une petite fille lorsque le méchant Mufasa est mort et que le gentil Scar a réussi à s’en débarrasser, est devenue une femme. Elle a donc grandi et décide de s’exiler parce que le gouvernement, tel qu’il est constitué, ne lui correspond plus. Elle décide de partir pour trouver des forces ailleurs. Elle reviendra avec Simba pour destituer mon personnage.
Avez-vous été surpris par les réactions du public des premières représentations ?
OB) Pas vraiment. D’une part parce que j’avais été prévenu par l’équipe créatrice du fait de l’expérience du spectacle dans d’autres pays. D’autre part parce que, quand j’ai assisté au cours des répétitions, au premier tableau qui correspond à la naissance de Simba, j’ai pleuré à chaudes larmes tellement j’ai été impressionné. Encore aujourd’hui, je suis toujours très ému, tellement ils sont impressionnants, par plusieurs tableaux.